PVT Canada : les démarches à effectuer à l’arrivée

Salut les voyageurs !

On vous retrouve aujourd’hui pour aborder le dernier chapitre que l’on voulait consacrer au PVT Canada. Après avoir évoqué les démarches à réaliser pour obtenir le visa et celles à faire avant de partir, on souhaite vous parler des formalités à effectuer à votre arrivée au Canada.

Rien d’original dans ce billet, mais avec le stress de l’expatriation, on n’a pas toujours les idées très claires. Il nous semblait donc important de rassembler toutes ces informations au même endroit afin de vous offrir une petite check-list pour votre arrivée.

Aller récupérer son NAS à Services Canada

La première chose à effectuer à votre arrivée sur le sol canadien (ou du moins dans les jours qui suivent) est de vous rendre à Services Canada pour obtenir votre NAS (Numéro d’Assurance Sociale). Ce numéro est indispensable si vous comptez travailler au Canada, car il doit être remis à votre employeur pour que vous soyez rémunéré. Il peut aussi vous permettre de bénéficier d’éventuels services gouvernementaux le moment venu et les banques vous le demandent très généralement à l’ouverture de votre compte. De par notre « expérience », on vous conseille d’en faire la requête dès votre arrivée, car les délais d’obtention de celui-ci peuvent être plus ou moins longs. J’ai eu le mien en cinq minutes top chrono, mais Sébastien a dû attendre plusieurs semaines pour recevoir le sien (six si mes souvenirs sont bons). Finalement, même si vous ne prévoyez pas de travailler de suite en arrivant au Canada, il peut être judicieux de le demander rapidement afin de ne pas vous trouver au dépourvu si vous voulez chercher un emploi. La démarche n’est pas très compliquée en plus, puisque vous avez seulement besoin de vous y rendre muni de votre passeport, votre visa et d’une adresse (même temporaire). Pas d’inquiétudes cependant si vous vous retrouvez dans une situation similaire à celle de Sébastien. Il me semble que l’on nous avait dit que s’il trouvait un emploi entre temps, son patron pouvait téléphoner à Services Canada pour obtenir le NAS.

Dernière petite chose sur le NAS : à part votre employeur et votre banque, aucun autre organisme n’est autorisé à vous demander votre NAS. Gardez-le donc strictement confidentiel, afin d’éviter que quelqu’un de malhonnête n’usurpe votre identité.

Vue sur Montreal depuis le Mont-Royal

Ouvrir un compte dans une banque canadienne

Si vous avez lu notre article sur comment préparer son départ au Canada, vous savez sûrement que nous avions fait le choix de venir avec des comptes ouverts chez Revolut et Hellobank. Grâce à ce combo, nous avons évité tous les frais bancaires à notre arrivée au Canada. Si vous avez prévu de voyager pendant toute la durée de votre PVT, nous continuons de penser que cette solution se suffit à elle-même. Si cependant, comme nous, vous envisagez de travailler au Canada, il vous faudra détenir un compte ici pour faire transférer votre salaire (bonjour les frais de virement sinon :p).

L’ouverture d’un compte au Canada est relativement simple pour les Pvtistes. Vous remarquerez vite que les banques sont nombreuses à proposer des offres pour les nouveaux arrivants. Nous avons opté pour celle de la BNC, car c’est celle qui présentait à nos yeux les meilleurs avantages. Celle-ci comprend les frais bancaires gratuits pendant 3 ans (sous certaines conditions) et une présence sur tout le territoire (non négligeable si nous souhaitons changer de provinces en cours de route). Pour les autres, il me semble que Desjardins offrait un an de frais gratuits (mais le fait qu’il soit implanté quasi exclusivement au Québec ne nous a pas convaincu) et la RBC des cadeaux type iPad ou Apple Watch. À vous de voir ce qui correspond le plus à vos attentes et besoins, mais un conseil : n’hésitez pas à tout comparer !

Comme on vous l’a d’ailleurs également dit dans notre précédent article, il est possible d’ouvrir un compte à distance dans la plupart de ces institutions. Il vous suffit d’aller sur le site de l’établissement sélectionné et de vous créer un espace en ligne. À votre arrivée au Canada, vous planifiez un rendez-vous avec votre agence et finalisez l’ouverture de votre compte en apportant votre passeport, votre visa et votre NAS (si vous voulez une carte de crédit).

À savoir qu’il est effectivement fort probable que l’on vous remette deux cartes bancaires à l’ouverture de votre compte et non pas une seule comme en France. Il y a en effet ici une distinction entre carte de débit et carte de crédit. Toute personne possédant un compte, à une carte de débit : elle est reliée à celui-ci et permet de régler les achats du quotidien. Cela pourrait être comparé à une sorte de porte-monnaie virtuel, vous octroyant le droit de dépenser uniquement ce que vous avez sur votre compte. Son seul bémol est qu’elle n’autorise pas de faire des emplettes sur Internet, ni de louer une voiture ou d’avoir de découvert.

La carte de crédit quant à elle le permet. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une carte contenant un fond mis à disposition par votre banque et utilisable à votre guise. Généralement, il tourne autour de 1500/2000 CAD pour les Pvtistes. C’est-à-dire que chaque mois, vous pouvez dépenser cette somme, même si vous ne l’avez pas sur votre compte. Le tout est de régler une partie ou la totalité de la somme dépensée à la fin du mois. Par contre, comme tout crédit, celui-ci doit être remboursé et attention aux frais si vous n’êtes pas dans les temps. La carte est en théorie censée être remise aux personnes ayant des « revenus relativement importants » et « démontrant la capacité de rembourser un crédit ». Je mets des guillemets à tout cela, puisque l’on a obtenu des cartes de crédit après l’ouverture de notre compte en n’ayant pas encore trouvé d’emploi (mais avec une épargne assez conséquente tout de même).

Finalement, si vous estimez ne pas faire énormément de dépenses avec votre carte bancaire et ne rien acheter sur Internet, contentez-vous d’une carte de débit. On a rencontré beaucoup de personnes qui n’avaient que celle-ci pour le coup. Si par contre, vous effectuez beaucoup de transactions sur Internet et que vous voulez vous constituer un historique de crédit, demandez une carte de crédit. Attention cependant à rester vigilants et à ne pas tomber dans le piège de vivre au-dessus de vos moyens. Gardez à l’esprit de toujours disposer de la somme que vous devrez rembourser.

le parc de la chute Montmorency sous la neige

Ouvrir une ligne téléphonique chez un opérateur canadien

C’est très certainement en arrivant au Canada que vous vous rendrez compte que la France est un eldorado niveau téléphonie (il faut bien en être un dans quelque chose^^) et vous bénirez tous les jours Free d’avoir cassé le marché… Oui, parce qu’ici, c’est un sacré retour en arrière qui vous attend : fini les appels illimités, SMS illimités et gros package DATA pour un maximum de 20 €… Tout se paye et cher !

Pour notre part, on a opté pour deux forfaits chez Fido, car il est réputé être le moins onéreux et offrir une bonne couverture mobile. Notre abonnement se compose donc : des appels illimités vers tout le Canada, SMS illimités à l’international et 6 Go de Data pour 49 CAD hors taxe. À cela, vous pouvez ajouter 25 CAD de frais d’ouverture de compte. Vous pouvez trouver le même genre d’offres chez Koodo et Virgin Mobile. Il est donc intéressant de comparer les promotions en cours. Par contre, Rogers et Bell sont beaucoup plus chers.

Reste l’alternative de conserver un forfait français comme ceux de Free ou Red by SFR. Ils permettent de bénéficier des appels et SMS illimités depuis le Canada et les USA et au moins 20 Go de data pour une vingtaine d’euros (voir beaucoup moins avec les ventes privées). Si vous vous êtes un peu renseignés sur le sujet, vous savez qu’il y a débat sur ces offres : certains les utilisent sans problèmes au Canada et d’autres ont reçu des factures astronomiques de hors forfait. Je vous avoue qu’on a hésité à souscrire à un abonnement chez Free au début de notre PVT et l’on réfléchit même encore à en prendre un d’ici à la fin de notre visa (si imaginons, nous venions à partir en road trip à la fin de celui-ci). Pour le moment, on reste un peu frileux avec tout ça, on a très peur du hors forfait et l’on préfère encore faire marcher l’économie canadienne. ^^ Une petite remarque cependant, si vous décidez de conserver votre numéro français : pensez à trouver une alternative pour être joint si par exemple vous recherchez un travail. Je vois peu d’employeurs prêts à payer pour vous contacter sur celui-ci, surtout si vous êtes déjà sur le territoire.

Quebec sous la neige

Rechercher un logement

La partie la plus pénible en déménageant ici selon certains. Elle s’est révélée plutôt rapide pour nous. Peut-être une semaine avant de partir et la première après notre arrivée, on a épluché le site Kijiji (le bon coin canadien) sous toutes ses coutures pour trouver un appartement. Nous n’avions pas d’emplacement de prédilection, mais nous ne voulions pas être trop loin d’un métro ni trop loin du centre-ville. Finalement, notre première visite aura été la bonne : on a eu un véritable coup de cœur pour un appartement à 5 minutes de la station Papineau, et l’on n’a pas vu mieux depuis pour un budget équivalent. On s’estime plutôt chanceux, car en arrivant en décembre, il n’y a pas beaucoup de choix. On tombait surtout sur des immeubles qui nous faisait un peu penser à des « usines à expat » avec des appartements corrects, mais petits et sans vraiment de charme.

Si vous ne trouvez pas votre bonheur sur Kijiji, vous pouvez aussi regarder du côté de Facebook qui rassemble de nombreux groupes de location et cession de bail. Pour ceux qui recherchent sur Montréal, nous avions répertorié les suivants :

le parc du Mont-Tremblant au Printemps

Rechercher un emploi

Avant notre départ, on entendait souvent dire que le monde du travail était beaucoup plus favorable au Canada qu’en France et qu’il était donc très facile de trouver un emploi. C’est vrai que si l’on n’est pas trop exigeant, il est possible de trouver du travail très rapidement, notamment dans le service ou la restauration. On ne dénigre en rien ces professions, mais si nous avions dû nous tourner vers ces secteurs, cela aurait été purement alimentaire.

Pour le reste, comme en France, certains secteurs professionnels sont beaucoup plus prisés que d’autres. Si comme Sébastien, vous travaillez dans les IT, vous serez très sollicités. Vous êtes encore plus les rois ici que vous ne pouviez l’être en France. On vous déroule le tapis rouge et vous n’aurez probablement que l’embarras du choix au niveau des offres.

Pour d’autres secteurs, cela peut se révéler un peu plus compliqué. Je prends mon cas avec la communication comme exemple. Là aussi, bien qu’il y ait plus d’offres qu’en France, la concurrence est rude sur le marché et l’on passe souvent après les Québécois (ce qui est tout à fait normal d’une certaine manière). J’ai finalement fini par trouver un travail dans mon secteur, mais après avoir envoyé un nombre incalculable de candidatures. Ce que j’aurais cependant retenu de mes premiers mois de PVT, c’est qu’il ne faut pas croire que le Canada vous offrira la travail de vos rêves dès votre arrivée. Certains ont de la chance, mais la plupart des gens mettent du temps à trouver un emploi dans leur branche et certains repartent sans en avoir eu la chance.

En tout cas, si vous aussi, vous recherchez dans le secteur de la communication, je peux vous recommander d’aller jeter un œil du côté de ces sites :

Et des sites plus généralistes comme Indeed, Jobillico, Emploi Québec ou Randstad.

Pas mal d’annonces sont également déposées sur les groupes Facebook et le site Pvtistes. Attention cependant aux arnaques sur ces deux plateformes, même si certaines pistes méritent d’être explorées.

On vous recommande aussi si vous en avez un, de mettre votre profil LinkedIn à jour. Ça marche vraiment bien ici et l’on a eu tous les deux plusieurs contacts via ce réseau.

Enfin, si vous pouvez vous dégagez un peu de temps en arrivant, je vous conseille d’aller suivre un des programmes d’accueil aux immigrants dispensés par des organismes comme la CITIM. Cela dure 4 jours et vous permet de vous informer sur le marché du travail au Québec, les stratégies à adopter pour votre recherche d’emploi, l’adaptation de votre CV et les démarches d’immigration si vous souhaitez rester plus longtemps que votre PVT.

J’ai participé à l’un de ces ateliers quelques mois après notre arrivée et j’ai trouvé cela vraiment sympa pour se familiariser avec les différences entre la France et le Québec concernant le marché de l’emploi. Cela m’a également permis de faire de belles rencontres, donc autant dire que c’était tout bénef !

les rues de Montreal

C’est sur ces dernières lignes que nous allons clôturer cet article. On espère que celui-ci vous sera utile et vous aidera à vous installer. Comme d’habitude, si vous avez des questions sur l’un des points abordés ou si vous en voyez un autre que nous aurions oublié d’évoquer, laissez-nous un petit commentaire, on se fera un plaisir d’y répondre.

Sur ce, on vous retrouve très vite pour la suite de nos aventures au Canada.

Voyagement vôtre

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SébastienYoannmoukebel zouina Recent comment authors
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moukebel zouina
Invité
moukebel zouina

quelle sont les etapes a suivre puor immegre au canada.

Sébastien
Voyagement vôtre

Bonjour,
Nous avons rédigé un ensemble d’article sur le sujet. En faire le résumé par commentaire serait prendre le risque d’oublier des choses importantes. Je te redirige donc ici : https://voyagementvotre.fr/pvt-canada-comment-obtenir-le-precieux-sesame%e2%80%89/

Si tu as encore des questions après ca, nous serons ravis de t’aider 😉

Yoann
Invité
Yoann

Merci pour ce super article, utile et vraiment très clair !
Il va m’être précieux pour préparer mon arrivée au Québec 🙂

Sébastien
Voyagement vôtre

Bonjour et merci à toi !
Content que cet article ait pu t’être utile 😉