PVT Canada : Comment préparer son départ ?

Salut les voyageurs !

On continue sur notre lancée et on vous retrouve aujourd’hui dans un nouvel article dédié au PVT Canada.

Dans ce billet, on souhaite aborder avec vous les différents points auxquels penser afin d’envisager le plus sereinement possible son départ. En effet, entre l’administratif à gérer, le probable déménagement, les valises à boucler et bien sûr les adieux… C’est une période riche en émotions qui vous attend. C’est pourquoi, on a décidé de vous dresser cette petite checklist afin de ne rien oublier !

Faire le point sur ses comptes bancaires et soigner sa trésorerie

Pour valider votre PVT, il est fort probable que l’on vous demande d’attester de la possession de 2500 $ CA lors de votre passage à la douane. Avec le taux actuel (1 CAD = 0,629 754 EUR), cela équivaut à peu près à 1600 €. Rien d’énorme me diront certains quand on souhaite s’expatrier, mais qui peut sembler tout de même beaucoup pour d’autres.

Comme nous avons pu vous le dire dans notre précédent article : vous avez un an pour partir à réception de votre lettre d’introduction. On vous conseille donc d’économiser cette somme le plus rapidement possible, voire de prévoir un peu plus que celle-ci. En effet, entre les billets d’avion, les assurances, les premiers loyers (et parfois caution de l’appartement) et quelques sorties, vous vous rendrez rapidement compte que l’argent s’évapore très vite les premières semaines sur place. Nous sommes bien d’accord sur le fait que nous n’avons certes pas tous la même façon de consommer, mais  avec notre retour d’expérience on vous recommande tout de même de partir avec un peu plus que les fonds demandés. Si l’on devait vous donner une fourchette, on penserait à une somme comprise entre 3000 et 5000 $ CA (surtout si vous ne trouvez pas un emploi de suite).

Au-delà de la constitution de votre épargne, on vous conseille de prendre également un rendez-vous avec votre banquier quelques mois avant votre départ. C’est l’occasion d’une part de lui expliquer votre projet et de faire le point sur les services dont vous bénéficiez à ce moment-là (comptes, assurances, carte bancaire) ; et d’autre part de voir si des autres offres proposées par votre agence peuvent être intéressantes pour vous à l’étranger. Profitez-en également pour vous informer de la manière la plus simple de communiquer avec lui depuis le Canada ; et si cela est possible donnez procuration sur vos comptes à l’un de vos proches. Cela peut toujours être utile, si vous avez besoin que quelqu’un gère un problème avec votre conseiller pendant que vous êtes à l’étranger.

Pour en revenir aux services bancaires avantageux au Canada : nos établissements respectifs ne proposaient rien de très intéressant pour notre nouvelle vie outre-Atlantique. En fouillant un peu sur Internet, on a quand même trouvé quelques combines pour ne payer aucuns frais bancaires au Canada pour le moment.

Rien de bien original, si vous possédez déjà une carte dans l’une des deux institutions préférées des voyageurs : REVOLUT ou N26. Sébastien avait ouvert un compte chez Revolut en 2016 lors de notre séjour aux USA et j’ai profité du fait qu’il distribue des cartes gratuitement à la fin de l’été dernier pour en commander une à mon tour.

Pour ceux qui ne connaitraient pas, Revolut est un porte-monnaie virtuel qui vous permet d’effectuer vos achats à l’étranger dans la devise locale et au meilleur taux. Le principe est très simple, vous rechargez votre compte en procédant à un virement ou un paiement par CB depuis votre compte français vers votre compte Revolut. La somme arrive ensuite sous 1 à 2 jours sur celui-ci. À partir de ce moment, vous pouvez régler vos achats comme avec une carte bancaire normale. Votre opération apparaît instantanément dans votre application sous la monnaie locale avec l’équivalent en euros, qui est débité de votre compte.

En toute honnêteté, on s’en était un peu servi aux USA en complément de notre argent liquide, mais pas assez pour profiter de la magie du système. Là, on l’a utilisé dès notre arrivée, étant donné que nous n’avions pas d’espèces et ce fût la révolution. Elle est tellement pratique qu’on s’en servait tous les jours et si l’on ne rencontrait pas quelques petites limites avec elle (comme payer sur certains sites canadiens), je pense que nous n’aurions même pas souscrit à des cartes de crédit.

Au final, Revolut est la carte bancaire parfaite pour effectuer des paiements à l’étranger dans la devise locale. Mais pour les retraits d’espèce quand est-il ?

Pour les retraits, on a opté pour une autre institution (oui, on est partis avec plein de CB) qui est Hellobank ! Pour information, Hellobank appartient au groupe BNP Paribas. J’avais lu, il y a longtemps que la BNP Paribas avait des partenariats avec différents établissements au Canada (Scotia), USA (Bank of America), Australie et Nouvelle-Zélande (Westpac). Étant donné que l’on projetait de voyager dans ces pays, j’avais à un moment hésité à transférer tous mes comptes à la BNP. J’avais cependant été quelque peu refroidie par leurs frais réputés élevés. Autant vous dire que le jour, où j’ai découvert qu’Hellobank était leur banque en ligne, qu’elle bénéficiait donc du même partenariat que la BNP et qu’elle était gratuite, nous n’avons pas hésité une seconde. Petite mise en garde tout de même, si vous souhaitez ouvrir un compte chez eux : anticipez au maximum votre demande, car leurs délais de traitement sont extrêmement longs. On possède déjà d’autres comptes dans des banques en ligne et honnêtement, on n’avait jamais vu ça ! Mais au-delà de ce point, ce compte est très pratique et on ne regrette pas de l’avoir ouvert.

Au final, en utilisant notre carte Revolut pour nos paiements et notre carte Hellobank pour nos retraits on a réussi à éviter les frais exorbitants annoncés par nos banques principales. On trouve ce combo vraiment efficace lorsque l’on arrive au Canada et si vous n’avez pas prévu de travailler au Canada (et donc de recevoir un salaire), il suffit aisément pour la partie voyage.

Faire le point sur ses comptes bancaires et soigner sa trésorerie

Enfin, si vous êtes convaincus de vous expatrier longtemps et ne souhaitez pas conserver de compte en France, il est possible d’en ouvrir un à distance dans certaines institutions canadiennes, telles Desjardins et la BNC. Rien de bien compliquer pour cela, il vous suffit d’aller sur le site de l’établissement sélectionné et de vous créer un espace en ligne. À votre arrivée au Canada, vous planifiez un rendez-vous avec votre agence dans le but de finaliser l’ouverture de votre compte et commandez vos moyens de paiements. Pour notre part, on a préféré choisir notre banque sur place afin de comparer les offres de bienvenues aux nouveaux arrivants, mais cela reste une solution envisageable si vous êtres sûrs de vous.
Une fois votre compte ouvert, vous pouvez transférer vos euros vers votre compte canadien. Pour économiser le plus possible en frais bancaires, on vous conseille de passer par le site de Transferwise. Ce dernier vous permet de faire des virements d’argent à moindre coût. Nous ne l’avons pas encore essayé, mais on nous a parlé de frais s’élevant à une dizaine d’euros, contre une quarantaine dans nos banques actuelles.

Choisir son billet d’avion et anticiper ses déplacements dans le pays

On ne va pas trop s’attarder ici, sur comment trouver le meilleur prix pour son billet d’avion, car on vous avait déjà un peu parlé de nos différentes techniques pour cela dans cet article.

Dans le cas présent, notre seul but était de partir dans le courant du mois de décembre au tarif le moins élevé possible. Les compagnies offrant le meilleur rapport qualité/prix pour un Lyon/Montréal à cette période là, étaient Air Canada et Air France/KLM. On a opté pour un billet A/R avec cette dernière puisque c’est chez elle que l’ajout d’un bagage en soute supplémentaire était le moins élevé (65 €/bagage). Au final, nos billets nous sont revenus à 600 €/personne, chacun comprenant un bagage en cabine de 10 kg et deux bagages en soute de 23 kg.

Ça reste un prix « correct » pour le Canada, mais ce n’est clairement pas le meilleur ratio que l’on aurait pu trouver. Si vous partez en dehors de Lyon ou tout du moins en dehors de la période hivernale, on vous recommande de passer par Air Transat. La compagnie propose des billets aller à un prix correct et offre un bagage en soute supplémentaire en passant par le site de Pvtistes. Ça permet de faire de belles économies avant le départ.

En ce qui concerne les autres déplacements, on vous recommande également de faire votre demande de permis international avant de quitter la France, si vous souhaitez bourlinguer en voiture au pays des caribous. Attention cependant, les procédures d’obtention de celui-ci ont changé et les délais sont beaucoup plus longs qu’auparavant. Nous avons fait la demande des nôtres en septembre 2016, deux jours seulement avant que la Préfecture de Lyon ne cesse de les émettre. J’ai donc envoyé en urgence tous les documents et on a reçu nos permis quelques semaines plus tard. Dorénavant, il me semble qu’il n’est plus possible de faire une demande auprès de la préfecture de votre ville et que toutes les requêtes doivent être faites par courrier à la Préfecture de Nantes. Étant donné, qu’il n’y a plus qu’une préfecture sur le coup, les délais sont beaucoup plus longs et il faut maintenant compter quelques mois pour recevoir son permis. Anticipez donc votre demande le plus rapidement possible.

Anticiper ses déplacements dans le pays

Réserver un pied à terre pour son arrivée

Hôtel, auberge de jeunesse ou Airbnb… Peu importe, mais on vous conseille de vous pencher sur le logement qui vous accueillera à votre arrivée, dès votre billet d’avion acheté. Pour notre part, on a opté comme très souvent pour Airbnb, car il s’agissait encore une fois du meilleur compromis pour une location de 15 jours. C’était un laps de temps non négligeable pour nous permettre de découvrir la ville et voir dans lequel de ses quartiers nous voulions habiter. Petit bémol quand même : puisqu’en arrivant pendant les fêtes de Noël, nous n’avons pas eu énormément de choix et notre logement était un peu loin, en plus d’être un peu glauque. Heureusement, la recherche d’appartement est facile sur Montréal (à condition que vous ne veniez pas avec un animal^^) et on a pu quitter celui-ci avant la fin.

Faire un bilan de santé et choisir son assurance privée

Passons maintenant au point le plus important à nos yeux : la santé. Avant de partir, on vous recommande de faire un check up complet auprès de votre médecin, ophtalmologue, dentiste, gynécologue et tout autre spécialiste que vous jugerez nécessaire pour faire un bilan de votre état de santé… De nombreux soins, notamment les frais d’optique et les contraceptions, ne sont pas couverts par votre assurance privée et on vous conseille donc de faire le nécessaire pour obtenir vos médicaments ou au moins vos ordonnances avant de partir.

Vient ensuite le moment crucial de souscrire à votre assurance privée. On insiste un peu sur ce point, mais cela nous semble essentiel de vous sensibiliser sur l’importance de cette dernière. Déjà sans assurance, votre PVT ne vous sera très probablement pas délivré (même si certains vous diront qu’ils ont réussi à passer entre les mailles du filet)… Et surtout, parce que cela nous semble inconcevable de partir dans un pays tel que le Canada sans assurance tant les frais de santé sont élevés. À l’heure d’aujourd’hui, nous avons déjà tous les deux faits un passage chez le médecin et avons déboursé à chaque fois dans les 200 $/consultation. Alors certes, ce n’est pas encore le prix de l’assurance, mais quand on voit le tarif pour une grippe, on peut s’attendre à bien pire en cas d’accident.

Vous vous demandez donc maintenant pour quel assureur nous avons opté. Après avoir lu de nombreux comparatifs, nous avions fait le choix de souscrire chez Globe PVT pour plusieurs raisons. Globe PVT nous avait été recommandé par des amis, il avait l’air moins tatillon que Chapka concernant les remboursements et bien que ses plafonds étaient un peu moins élevés que son concurrent, ils nous semblaient tout à fait suffisants selon nos besoins. Ajouté à cela qu’il était légèrement moins cher en matière de prix, cela nous a paru être le compromis parfait.

Oui, sauf que lorsque l’on part en PVT, on a trop souvent tendance à penser que les choses ne vont pas changer pendant notre absence ou que les malheurs n’arrivent qu’aux autres. Grosse erreur ! Je ne vais pas rentrer plus que ça dans les détails, mais au bout de mes deux mois de PVT, j’ai reçu un appel m’informant d’un décès ainsi que d’une hospitalisation d’urgence dans ma famille proche. J’ai donc contacté Globe PVT pour savoir si je pouvais prétendre à un retour anticipé. Après des heures d’attente, je suis tombée sur une personne méprisable au téléphone, qui m’a informée qu’elle ne pouvait rien faire, car « ce n’est pas contractuel, au revoir ! » Pour l’empathie, on repassera. Au final, j’ai quand même pu rentrer avec l’assurance de notre visa Premier française, mais je ne vous cache pas que je suis toujours énervée contre Globe PVT. Ce n’est pas le contrat que je critique (puisque je l’ai signé en connaissance de cause), mais le service client vraiment déplorable. Si c’était à refaire, j’opterais probablement pour Chapka, car pour quelques euros de plus j’aurais été couverte. Notre conseil, si l’on devait vous en donner un : réfléchissez bien avant de vous lancer et ne suivez pas la majorité ! On a appris de nos erreurs pour notre part, alors si cela peut servir à d’autres…

Faire un bilan de santé et choisir son assurance privée

Prévenir les institutions françaises de votre changement d’adresse

Le service public propose un système de changement d’adresse qui permet de modifier celle-ci très rapidement et d’en informer plusieurs organismes publics et privés ; dont le service des impôts, les caisses de sécurités sociales (CPAM, CAF, MSA…), EDF/ENGIE, Pôle Emploi ou encore la Poste.

En parlant de ces derniers, on vous recommande tout de même de faire rediriger votre correspondance chez un de vos proches. En effet, même si vous avez fait vos changements d’adresse au préalable, vous avez peut-être oublié un organisme important ou vous avez sûrement du courrier en transit. À savoir que La Poste propose différents packs déménagements dont un de 6 mois à 40,50 € et un de 12 mois à 65 €.

Pour ce qui est de Pôle Emploi, sachez que si vous avez travaillé avant de partir, il est possible de geler vos droits pendant 3 ans et de les récupérer à votre retour en France, si vous vous remettez à chercher de nouveau un emploi. Pour cela, vous devez être inscrits comme demandeur d’emploi à votre départ (ou dans les 12 mois suivants votre dernier emploi) et signifier « ne plus être à la recherche d’un emploi » au moment de votre actualisation.

Voilà à peu près tout ce qui nous vient à l’esprit sur les choses auxquelles penser avant son départ. Cela fait déjà pas mal, me direz-vous ! Quoi qu’il en soit, si vous avez des questions sur l’un des points abordés ou si vous en voyez un autre que nous aurions oublié d’évoquer, laissez-nous un petit commentaire, on se fera un plaisir d’y répondre.

Sur ce, on vous retrouve très vite avec un nouvel article sur les démarches à effectuer à votre arrivée au Canada.

Voyagement vôtre
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SébastienAudrey D. Recent comment authors
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Audrey D.
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Audrey D.

Merci beaucoup pour cet article ! Il est vraiment super ! Toutes les informations dont j’avais besoin sont réunies ! Néanmoins j’ai une petite question en ce qui concerne le changement d’adresse et prévenir les institutions française. Faut-il renseigner l’adresse qu’on aura au Canada ou bien mettre une adresse postale « fixe » en France (par exemple celle de nos parents) ? Il me semble plus logique de mettre une adresse en France car si on voyage au Canada nous n’aurons pas d’adresse fixe, mais dans ce cas là je me pose la question au niveau des impôts, s’ils nous font toujours… Lire la suite...

Sébastien
Voyagement vôtre

Hello Audrey. Tout d’abord, merci pour ton commentaire ! Concernant tes interrogations, tu peux rediriger ton courrier chez tes parents au début de ton PVT mais si tu pars au Canada à long terme, je pense que tu devrais faire un changement pour une adresse canadienne. Au sujet de l’imposition, que tu aies une adresse française ou non, si tu dois des impôts à l’état français, tu devras t’en acquitter. Si tu pars de façon définitive en devant des impôts, tu les régleras depuis le Canada et logiquement, les années suivantes, tu ne leur devras plus rien car tu ne… Lire la suite...