PVT Canada : comment obtenir le précieux sésame ?

Salut les voyageurs,

Après un long temps sans articles, on revient plus motivés que jamais pour vous publier par ici, quelques billets sur le PVT Canada.

On est sûr que comme nous, vous êtes nombreux à rêver de vous expatrier au pays des caribous. Oui, mais malheureusement pour nous tous, ce n’est pas le lieu le plus simple pour cela.

On exagère un peu, car le Canada offre pas mal de visas différents pour les Français (entrée express, résidence permanente…) et encore plus lorsque l’on est âgé de moins de 35 ans.

En effet, si vous répondez à ces deux « critères », vous pouvez effectivement participer comme nous au programme EIC (Expérience internationale Canada). Le programme EIC regroupe 3 types de visas :

  • le visa Stage Coop international et le Permis Jeunes Professionnels qui nécessitent tous deux de trouver un employeur depuis la France.
  • le Permis Vacances-Travail (ou Working Holiday Visa) plus communément appelé PVT qui vous accorde aussi bien le droit de travailler comme de voyager autant que souhaité pendant deux ans sur le territoire.

On ne vous cache pas que le PVT est le Graal que tout le monde désire obtenir, car il s’agit d’un permis de travail ouvert. C’est-à-dire que vous n’êtes pas obligés d’arriver avec un emploi sur place et contrairement aux deux autres, vous n’êtes pas rattaché à une entreprise. Ainsi, vous ne « perdez » pas votre visa si vous venez à perdre ou quitter votre job pour une quelconque raison.

Mais trêve de plaisanteries, rentrons de suite dans le vif du sujet, afin de savoir comment s’inscrire pour participer au programme EIC et acquérir ensuite son permis de travail.

Comment obtenir le précieux sésame ?

L’inscription dans le bassin EIC

La première étape pour obtenir un visa PVT est de se créer un compte CIC sur le site du gouvernement du Canada dans l’espace dédié à l’EIC.

Rien de plus simple pour cela. En arrivant sur le site, il vous suffit de vous rendre dans la catégorie Immigration, puis Travailler et ensuite de cliquer sur Voyager et travailler au Canada (pour les jeunes).

Une fois sur cette page, vous pouvez soit vous créer de suite un compte en cliquant sur Devenir un candidat, soit cliquer sur Déterminer votre admissibilité afin de vérifier votre éligibilité au programme.

Étant donné que nous partions en couple, nous avons dans notre cas privilégié cette seconde option afin de nous assurer que l’on soit tous les deux éligibles avant d’entamer des démarches.

Rien de bien compliquer pour cela ! Vous devez répondre à quelques questions (notamment sur votre date de naissance, votre pays d’origine et votre pays de résidence). Le site vérifie ainsi que vous remplissez bien les conditions nécessaires et identifie à quel programme d’EIC vous êtes éligible entre le Stage Scoop, le visa Jeune Pro et le PVT (à savoir que vous pouvez bien entendu être éligible aux trois).

Si vous obtenez une réponse favorable au questionnaire, vous recevrez un code de référence personnel (sous la forme JM1234567890) qui permettra au site de récupérer les renseignements que vous avez déjà fournis.

inscription dans le bassin de pvtistes

À partir de ce moment, vous pouvez remplir et soumettre votre profil EIC en ligne. Pour vous créer un compte, vous allez devoir soit :

  • poursuivre vers la cléGC
  • poursuivre vers un partenaire de connexion (c’est-à-dire avec vos justificatifs de connexion bancaire en ligne si vous avez déjà un compte dans une banque canadienne).

Pour notre part, nous avons donc opté pour la cléGC, ne disposant pas encore de compte dans une banque canadienne.

S’en suivent alors une nouvelle série d’interrogations, où l’on vous demande de vous créer un pseudo et un mot de passe, d’accepter les modalités et conditions d’utilisation du site et de déterminer quatre questions secrètes pour sécuriser votre compte au moment de la connexion (et en cas de perte de vos identifiants).

Vous pouvez voir que cela est très simple ! En quelques minutes, celui-ci est créé et vous pouvez vous inscrire dans le bassin (en sélectionnant « Expérience internationale Canada ») afin de recevoir une invitation. Pour informations, les bassins sont ouverts à l’heure où nous écrivons cet article. Ils ferment lorsque tous les visas sont épuisés (fin septembre pour l’année dernière) et rouvrent généralement dans le courant du mois de novembre.

L’inscription dans le bassin est très simple également. Au début du processus, vous devrez saisir de nouveau le code de référence personnel que l’on vous a transmis précédemment. Un formulaire à compléter apparait ensuite. Certaines réponses sont déjà préremplies et grisées : elles l’ont été automatiquement en fonction des éléments que vous avez fournis au questionnaire d’admissibilité. Vous ne pouvez donc pas les modifier. Si vous vous êtes trompés, il faut supprimer votre compte et recommencer.

Le reste du formulaire est assez simple à compléter, puisque l’on vous demande de rentrer vos données personnelles telles que votre nom complet, vos date et lieu de naissance, vos coordonnées, votre statut marital… Vous aurez aussi besoin de vous munir de votre passeport dans la mesure où l’on vous réclamera les informations figurant sur celui-ci. Assurez-vous bien qu’il soit valide encore 24 mois au moment de l’inscription. Ça vous évitera une dose de stress supplémentaire si vous devez changer de passeport en cours de route.

Une fois, l’ensemble de ces éléments remplis, vous verrez le statut « terminée » à côté de votre demande. Celle-ci apparaitra d’ailleurs dans votre espace sous la forme « mes demandes ou profils soumis ». Après avoir soumis et signé votre inscription, vous recevrez un mail vous notifiant que celle-ci a été acceptée et que vous êtes bien inscrit(e) dans le bassin de candidats du programme Expérience internationale Canada.

La réception de l’invitation à présenter une demande

La deuxième étape pour recevoir le précieux sésame est certainement la plus délicate. Oui, parce qu’à partir de ce moment-là, les cartes ne sont plus entre vos mains. Comme vous devez le savoir si vous vous êtes un peu renseigné sur le PVT Canada, celui-ci est tant demandé, qu’il est soumis à des quotas. Et maintenant pour recevoir la fameuse invitation, il faut en passer par un tirage au sort. Fini la loi du « premier arrivé, premier servi » où il fallait disposer d’une connexion Internet du tonnerre… Tout le monde est dorénavant logé à la même enseigne. Et c’est là que votre bonne étoile rentre en jeu.

La mienne a été particulièrement efficace pour le coup ! Puisqu’inscrite en novembre 2016, j’ai reçu la mienne le jour de mon anniversaire (soit début décembre) lors de la toute première vague de la saison ! Autant vous dire qu’à ce moment-là, je me suis dit que la chance était avec nous et que Sébastien recevrait forcément une invitation dans le cours de la saison. Que nenni ! Mais ça, je vous en reparlerai un peu plus tard au moment du passage de la douane.

Oui parce que nous ne l’avons pas signalé précédemment et vous l’ignorez peut-être, mais l’inscription au PVT est une demande personnelle et de ce fait individuelle. Il est impossible pour les couples (même pour les gens mariés) de faire un dossier conjoint. Chacun doit effectuer ses propres démarches. Il existe cependant bien entendu des moyens légaux pour suivre son conjoint, que nous vous expliciterons donc un peu plus bas.

Mais pour le moment, revenons-en à la réception de l’invitation. Le 1er décembre, je me suis donc réveillée avec un message dans ma boîte mail m’informant que ma demande avait été mise à jour. Honnêtement, le processus avait été tellement rapide, que je suis allée vérifier mon compte CIC sans grande conviction, croyant tout d’abord à un message fantôme. Mais non, pas du tout ! J’avais bien reçu une invitation ! BEST BIRTHDAY GIFT EVER! THANK YOU CANADA!

Autant vous dire que tout se chamboule dans ma tête à ce moment-là ! On n’en avait encore parlé à personne, puisque l’on attendait de savoir comment aller se passer ce fameux tirage au sort avant de crier sur tous les toits que l’on allait s’expatrier… Et en même temps, tout devenait tout d’un coup tellement concret ! Je vous laisse imaginer.

Drapeau Canada

Mais pour en revenir à nos moutons (expression de 1815), une fois que vous avez reçu votre fameuse invitation, vous avez 10 jours pour accepter ou refuser celle-ci. À savoir que si vous ne vous sentez plus prêt à partir ou que vos plans ont changé pour une quelconque raison et que vous ne pouvez plus vous rendre au Canada dans les douze mois, il est préférable de décliner cette invitation et de reporter votre projet à plus tard. J’ai vu une étude sur le site Pvtistes, avec un nombre effarant de personnes ayant obtenu le visa, mais qui ne sont finalement jamais parti dans les douze mois qui ont suivi. Sachant que c’est le seul PVT soumis à des quotas, on trouve que c’est clairement dommage de le gâcher de la sorte (et de prendre la place d’autres personnes si l’on pousse un peu…)

Dans mon cas, je dois vous avouer qu’à ce moment précis, je n’avais qu’une envie c’était de cliquer de suite sur « accepter ». Oui, mais mon premier conseil si vous partez en couple, c’est de « prendre votre mal en patience et de gagner le plus de temps possible ». Ne sachant pas quand Sébastien allait être tiré au sort, on s’est en effet dit qu’il serait plus judicieux de repousser l’échéance le plus que l’on pouvait. Et un an après, je peux vous dire que l’on a bien fait.

J’ai donc attendu 7 jours avant d’accepter mon invitation (j’avoue que je n’arrivais plus à résister et j’avais trop peur de la laisser passer). Et une fois cela fait, mon profil s’est mis à jour et une nouvelle ligne « Permis de travail » (avec la mention « débuter la demande ») s’était ajoutée.

À cette étape-là, j’avais 20 jours pour fournir l’ensemble des documents attendus. Dans mon cas, ayant toujours vécu en France (et quelques mois au Canada), la demande était plutôt facile à compléter. J’avais à transmettre :

  • un récapitulatif de mes informations personnelles, coordonnées et passeport. Beaucoup de choses étaient déjà en partie préremplies suite à mon inscription dans le bassin. Mais si vous avez un changement à mentionner, c’est à ce moment-là qu’il faut le faire. Dans cette section-là, on vous demande également vos antécédents en matière d’immigration et de citoyenneté. Dans mon cas, j’ai donc dû signaler que j’étais déjà venue au Canada et fournir le numéro IUC qui figurait sur mon précédent visa. Mais cela peut aussi vous concerner si vous avez une double nationalité ou si vous avez vécu dans d’autres étrangers au cours des 5 dernières années. Cela entraîne très généralement une demande de certificat de police du ou des états en question et/ou de visite médicale pour les pays considérés comme sanitairement à risque par le Canada. Attention, les délais pour obtenir ceux-ci peuvent être assez longs alors anticipez-le assez rapidement.
  • un récapitulatif de mes expériences de « Travail et études ». Dans cette section, il est indiqué que l’on doit inscrire toutes ses expériences professionnelles des 10 dernières années. Pour ma part, cela se résumait à toutes mes activités depuis le BAC. J’ai donc détaillé mes différentes années d’études, expériences de stages et expériences d’emplois (entrecoupées de mes quelques périodes de chômage). Il y a seulement sur les emplois étudiants que je ne pense pas m’être attardée…
    Je sais que cette section soulève d’ailleurs beaucoup d’interrogations et de débats. Certains la détaillent énormément, alors que d’autres restent plutôt sommaires selon leurs dires. Mon avis là-dessus est : soyez honnêtes. Entre nous, ce n’est pas votre CV à proprement parler que vous êtes en train d’envoyer. L’immigration se fiche de savoir que vous avez été au chômage pendant plusieurs mois ou que vous avez fait une année de césure. Ce qui les intéresse, c’est seulement d’identifier ce que vous faisiez à un instant précis (et donc de ce fait que vous n’avez rien d’illégal à cacher), non si votre expérience est qualitative pour le pays. Trop souvent, j’ai vu des témoignages de personnes, qui n’assumaient pas d’avoir passer une année à ne rien faire. De le sorte, ils oubliaient donc étrangement de la mentionner et râlaient ensuite d’être rappelés à l’ordre par l’administration qui exigeait des compléments d’information. Au final, soyez honnête, cela vous évitera de perdre du temps par la suite.

Une fois l’ensemble de ces éléments fournis, le statut de la demande passe à « terminée » et sur l’écran suivant apparait la liste des documents à transmettre en complément, à savoir :

  • le formulaire de renseignement sur la famille IMM5707. Comme son nom l’indique, il vous demande des informations sur les membres de votre famille (noms et prénoms de vos pères et mères, ainsi que leurs professions et coordonnées), ainsi que de votre concubin ou mari. Si vous avez prévu de partir en couple ou avec des enfants au Canada, c’est le moment de signaler l’existence des autres personnes qui vous accompagnent. Notez que cela n’a aucune incidence sur l’attribution ou non de votre visa, mais à nos yeux cela semblait important de le mentionner en cas d’une demande de conjoint de fait.
  • la copie des pages d’identification de votre passeport et de toutes les pages où il y a un visa ou un tampon. Si comme nous, vous avez fait le tour des parcs de l’Ouest américain, et que vous vous êtes amusés à apposer tous les tampons des visitor centers sur votre passeport, c’est le moment d’assumer ! ^^
  • la copie de votre CV. Honnêtement, je savais qu’il y avait débat entre les normes des CV français et canadiens. Mais n’ayant pas le temps de mettre en page un vrai et beau CV, j’ai suivi un exemple très basic trouvé sur Internet, où j’ai fait figurer l’ensemble des informations précédemment mentionnées dans la section « Travail et études ».
  • et enfin une photo d’identité. Vous aurez probablement du mal à le croire, mais c’est peut-être la partie qui m’a posé le plus d’interrogations. Si on lit attentivement les restrictions fournies par le site, elles n’ont ni queue ni tête. Au final, j’ai fini par photographier avec mon téléphone, une photo d’identité que j’avais en ma possession, l’ai recadrée un petit peu pour qu’elle rentre le plus possible dans les clous… Et devinez quoi ?! Elle est passée comme une lettre à la poste.

Voilà pour ma part l’ensemble des éléments que l’on m’a demandés. Autour du 23 décembre, après avoir vérifié maintes et maintes fois de ne pas avoir laissé une aberration dans mon dossier, j’ai validé mes documents pour passer à l’étape suivante. C’est à ce moment-là qu’il vous sera demandé de payer les frais relatifs à votre PVT. Les frais s’élèvaient au total à 226 $ CA : 126 $ CA de frais de participation à EIC (150 $ CA cette année) et 100 $ CA de « frais de permis de travail ouvert ».

Une fois cette étape passée, vous n’avez plus qu’à croiser les doigts et attendre patiemment votre lettre d’introduction. Pour ma part, même en envoyant ma demande pendant les fêtes de fin d’année, j’ai reçu ma lettre de correspondance tout début janvier. Soit sous deux semaines environ, alors qu’un délai maximum de 8 était annoncé.

Une fois votre lettre de correspondance en main, vous avez un délai de 12 mois à partir de sa date d’émission pour vous rendre sur le territoire. Comme mentionné plus haut, si vous ne vous déplacez pas au Canada dans ce délai, votre PVT est considéré comme utilisé et vous ne pourrez plus jamais refaire de nouvelles demandes.

réception de la fameuse lettre de correspondance

Le passage de la douane

Votre lettre de correspondance en poche, vous n’avez plus qu’à préparer et attendre le moment fatidique du départ. Enfin ça, c’est dans les faits et lorsque vous partez seul… Quand il s’agit d’un projet à deux, vous vivez par procuration le stress de l’autre, qui patiente toujours pour une invitation.

Au final, Sébastien n’a jamais reçu d’invitation à présenter une demande lors de la saison 2017. Rien d’étonnant me diront certains, puisque l’on a lu plusieurs témoignages de personnes qui attendent depuis des années.

Le seul hic dans l’histoire en fin de compte, c’est que dans mon cas j’aurai presque préféré, ne pas être tirée au sort si tôt dans la saison. Cela nous aurait permis de bénéficier d’un peu plus de marge de manœuvre pour voir venir les choses.

Là, on a passé une année 2017 remplie de doutes à savoir quand partir, quand démissionner… puisque l’on voulait éviter le plus possible de voyager en hiver…

Vous l’aurez deviné au vu de nos photos, on a attendu le dernier moment que la fameuse invitation arrive et l’on est donc partis en plein mois de décembre à Montréal (pour des gens qui voulaient éviter d’être directement confrontés au grand froid, on repassera…)

En fin de compte, après de multiples tergiversations et calculs savants pour éviter les prix exorbitants de la période de Noël, nous sommes arrivés à Montréal le 10 décembre 2018.
Moi en PVT donc et Sébastien en visa touriste. Pour passer la douane en PVT, vous avez besoin :

  • de votre passeport avec une durée de validité d’au moins deux ans
  • d’un AVE (autorisation de voyage électronique) : normalement, vous en avez un de fourni directement dans votre lettre de correspondance
  • de votre lettre de correspondance délivrée par les autorités canadiennes
  • d’une preuve de fond de moins de 7 jours de votre banque garantissant que vous disposez bien des 2500 $ CA minimum requis sur votre compte
  • d’une attestation d’assurance privée (type Globe PVT ou Chapka) valable pour deux ans (ou tout du moins équivalente à la période que vous souhaitez rester en PVT). Attention en effet, la durée de celle-ci déterminera celle de votre PVT. Ne vous amusez donc pas à prendre une assurance de 3 mois en vous disant que cela sera moins cher, car on vous donnera très probablement seulement 3 mois de PVT.

Voilà pour les Pvtistes. Pour les visas touristes, uniquement votre passeport et votre AVE vous seront demandés. Vous pouvez aussi souscrire à une assurance privée si vous le souhaitez, mais cela n’est pas obligatoire. Dans son cas, Sébastien a préféré attendre, car il était déjà couvert par sa carte visa premier.

obtention du visa

Au final, nous sommes passés ensemble à l’immigration. On avait un peu peur après tout ce qu’on avait lu, mais on est tombés sur un douanier vraiment très cool. Il m’a demandé l’intégralité des documents précédemment mentionnés et m’a délivré mon visa pour deux ans. Sébastien a obtenu six mois de visas touriste, renouvelable de nouveau six mois s’il en faisait la requête.

Il nous a également expliqué les différentes démarches possibles pour qu’il bénéficie lui aussi d’un permis de travail ouvert. À savoir, faire une demande de permis de travail pour conjoint de fait. Sont conjoints de fait, deux personnes qui vivent sous le même toit depuis au moins 12 mois, preuves à l’appui (compte bancaire commun, bail ou factures aux deux noms, etc.). Il est possible d’obtenir un tel visa, une fois que le titulaire du PVT a trouvé un emploi qualifié (dans les catégories A, B, 0) de plus de 6 mois au Canada et perçu 3 fiches de paye. Il nous a également confirmé qu’il était interdit pour Sébastien de travailler en visa touriste, MAIS que rien ne l’empêchait pour autant de chercher un emploi pendant celui-ci. Contrairement aux idées reçues, il semblerait donc que cela ne soit pas interdit de candidater et de se rendre à des entretiens en étant déjà sur le territoire.

On ne pourra malheureusement pas vous aiguiller plus sur ce point, car notre expérience sur le sujet s’arrête ici. Fait exprès, Sébastien a reçu sa fameuse invitation le lendemain de notre arrivée ! Petite blague du karma ou main divine du douanier, on ne saura jamais. Toujours est-il que cette fois, nous n’avons pas trainé à accepter l’invitation. Le lendemain, nous nous sommes lancés dans une mission commando pour imprimer et scanner tous ces documents que nous avons renvoyés à EIC dans la soirée. Et le surlendemain, il recevait déjà sa lettre de correspondance. Il a donc été faire ce que l’on appelle le « tour du poteau » à Saint-Bernard-de-Lacolle qui est le poste frontalier le plus proche de Montréal. Dans les faits, le tour du poteau consiste à rentrer sur le sol américain, demander un « refus d’entrée sur le territoire » et repasser à la douane canadienne avec tous les papiers nécessaires pour activer son PVT. Normalement, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir concernant ce refus d’entrée sur le territoire américain, l’agent mentionnant la raison de ce refus.

C’est sur ces dernières lignes que nous allons clôturer ce premier article sur le PVT Canada. Nous espérons qu’il vous a plu et qu’il a répondu à vos questions. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire, on se fera un plaisir d’y réagir.

Si vous avez besoin de plus amples informations concernant le remplissage de votre demande, on vous recommande d’aller faire un tour sur le site de PVTistes.net qui est une mine d’or sur le sujet avec plusieurs tutoriels très complets pour cela.

Pour notre part, on vous retrouve très vite avec de nouveaux articles sur le PVT, notamment sur les démarches à effectuer avant de partir et à l’arrivée au Canada.

Voyagement vôtre
Catégorie: Canada, Conseils, Expatriation

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