PVT | Bilan de 1 an au Canada

Le 10 décembre 2017, on disait au revoir à nos familles et amis pour tenter la grande aventure du PVT au Canada. 1 an / 12 mois / 365 (et quelques) jours plus tard, il est temps pour nous de dresser le bilan de cette première année passée à 100 à l’heure à Montréal.

Les différences France/Québec.

Au bout d’un an à Montréal, nous avons pu remarquer plusieurs différences notables avec notre pays d’origine, qui ont impacté à plus ou moins grande échelle notre vie quotidienne. Nous vous en avons dressé une rapide liste ci-dessous.

L’administratif

La première chose qui nous a frappés en arrivant au Québec, c’est qu’en matière d’administratif, tout va bien plus vite qu’en France. On entend par là que les Québécois sont surement un peu moins pointilleux et demandent moins de justificatifs. Lorsque l’on s’est mis en quête de notre appartement, nous avons eu un coup de cœur dès la première visite. On a eu un très bon feeling avec notre propriétaire et elle nous a donné celui-ci de suite, sans chercher à voir nos fiches de paye ou nos contrats de travail (en même temps, on n’avait ni l’un ni l’autre). On lui a seulement transmis les coordonnées de notre précédent propriétaire et il semblerait que cela lui ait suffi. De même, on a également ouvert nos lignes de téléphone, Internet et nos comptes en banque en moins d’une journée. Ce deuxième point aussi est surprenant quand on pense qu’en France, il y a limite une étude de dossier maintenant pour ouvrir un compte bancaire. On a quand même un contre-exemple à tout ça, puisque si j’ai obtenu mon NAS immédiatement, Sébastien a dû attendre SIX semaines pour avoir le sien.

Belvédère du Mont-Royal Montréal

Le travail

Au niveau du travail, on a eu la chance de trouver chacun dans notre secteur d’activité donc nous n’avons pas de gros changements à noter de ce côté-là. On a tout de même pu constater tous les deux aux dépens de certains de nos collègues que la légende disant que les gens peuvent se faire renvoyer du jour au lendemain est bien vraie. On vous avoue que c’est un peu déstabilisant la première fois, mais qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter non plus, car il y a souvent des signes annonciateurs avant que cela ne se produise. Toujours est-il que cela combiné aux nombres de semaines de congés payés restreintes, on réalise que nos conditions de travail en France ne sont pas si mauvaises que ça et que l’on serait bien content de les retrouver. Néanmoins, il y a un vrai point positif au Québec que l’on aimerait pouvoir exporter en France, c’est l’aménagement des horaires de travail. C’est bien simple, ici vous faites comme bon vous semble (dans la limite du raisonnable évidemment, c’est quand même bien d’aller au bureau à un moment où vous pouvez croiser vos collègues :p). Mais si vous souhaitez venir très tôt/tard pour partir très tôt/tard, c’est possible, de même si vous voulez faire l’impasse sur votre pause de midi. Au final, on a constaté que l’on faisait tous les deux plus d’heures qu’en France, mais qu’on passait moins de temps sur notre lieu de travail (puisque l’on ne reste pas deux heures à glander entre midi et deux). C’est franchement agréable et on a un bien meilleur équilibre entre notre vie professionnelle et notre vie personnelle qu’en France.

Un raton laveur du Biodôme

La santé

L’autre sujet qui nous fait regretter la France, c’est bien sur son système de santé inégalable. Ici, on ne va pas vous le cacher, les frais de santé coûtent un rein. En tant que Pvtistes, on n’a bien souvent pas de médecin de famille (chose, semblerait-il, déjà compliquée pour les résidents permanents) et on est obligés de se rendre en cliniques privées. À chaque fois que l’on est malade, on débourse donc d’office entre 100 et 200 $ pour consulter, auxquels on doit ajouter ensuite nos frais de médicaments, et parfois les examens complémentaires (radio. etc.). On ne va pas se plaindre, car jusqu’à maintenant on a toujours bien été remboursés par notre assurance (bien qu’ils se montrent chaque fois de plus en plus tatillons), mais tout ça représente tout de même un tarif énorme, dont il faut pouvoir avancer les frais. Grâce à tout cela, on réalise combien on est chanceux d’être nés en France, un pays où se soigner ne coûte presque rien et où la qualité des soins est incomparable.

Le jardin botanique Montreal

Les prix HT et le tip

Sujet un peu plus léger maintenant, mais une autre grosse différence que nous avons notée entre le Canada et la France, c‘est l’affichage des prix hors taxe. Soyons honnêtes, cela nous rend fous. À chaque fois que l’on pense faire une affaire, le passage en caisse nous rappelle à l’ordre avec ses 15 % de taxes en sus. Et c’est encore pire au restaurant, où en plus des 15 % de taxes, il vous faudra rajouter les 15 % de pourboire. Au final, une sortie vous revient 30 % plus cher que les prix affichés sur la carte. Rageant. J’ai une copine qui était tellement saoulée par cela, qu’elle en est partie. Nous n’en sommes pas là, mais il faut bien avouer que c’est l’une des choses qui nous agacent un peu au quotidien. On s’étonne d’ailleurs toujours des témoignages d’expats qui assurent que tout est moins cher ici, alors que si l’on rajoute les taxes, les prix reviennent bien souvent au même qu’en France après conversion. Point positif quand même lorsque vous faites vos courses, les produits alimentaires « de base » (comme les fruits et légumes, les œufs, le pain…) sont détaxés. De quoi se forcer à adopter une alimentation healthy.

En parlant de faire ses courses, il y a un point que l’on apprécie tout particulièrement au Québec (et qui ferait probablement bondir ma mère), c’est que les magasins sont ouverts tous les jours et jusqu’à très tard le soir pour les épiceries. Je l’entends déjà me dire : « mais tu as pensé à ceux qui bossent » et elle a totalement raison, mais on doit bien avouer que l’on aime vaquer à nos occupations le samedi et faire nos courses le dimanche. Dites-moi que l’on n’est pas les seuls ?

Le domaine Saint-Bernard

La relation avec les Québécois

N’importe quel touriste qui revient du Québec vous vantera la gentillesse et la serviabilité des Québécois. Et il n’a pas tord : ils ont le tutoiement facile, ce qui permet de briser rapidement la glace et sont toujours prêts à aider. Mais lorsque l’on creuse un peu en vivant avec eux au quotidien, on se rend compte que cela est moins simple de créer des liens avec eux. On ne peut pas les blâmer, puisqu’eux n’ont pas tout quitté pour partir à l’aventure. Ils ont leurs familles et amis à leurs côtés et ne ressentent peut-être pas autant que nous le besoin de créer de nouvelles affinités. On se retrouve donc souvent entre expats par la force des choses.

Autre point que l’on pourrait également souligner, c’est que le sentiment d’insécurité est bien moins fort au Québec qu’en France. Ici, on n’a pas la peur de se faire agresser pour un regard trop prononcé et c’est clairement rassurant, surtout pour une fille. Globalement, le climat social est bien plus apaisé et il y a une vraie ouverture d’esprit. Si un homme veut se promener en robe par exemple, et bien soit, personne n’ira le prendre à parti pour ça et c’est tant mieux.

Basilique Notre-Dame de Montréal

Voilà pour les différences les plus importantes entre la France et le Québec à nos yeux. On pourrait également vous citer quelques faits un peu plus légers comme faire la queue en attendant le bus, enlever nos chaussures dès qu’on entre dans un lieu intérieur en hiver (travail et salle de sport compris) ou encore leur habitude de prendre leur repas du soir à 17 h (celle-là, on avoue qu’on ne l’a jusqu’à présent pas adopté), mais le principal est là.

Et niveau voyages ?

Durant cette première année de PVT, on n’a pas chômé et on a passé pas mal de temps à découvrir cette grande région qu’est le Québec.

Dès notre arrivée en décembre, nous avons profité des premières semaines pour explorer notre nouvelle ville sous la neige et visiter la plupart de ses points touristiques dont notamment le Biodôme, le Jardin botanique et la Basilique Notre-Dame de Montréal. Les mois d’hiver suivants ont également été l’occasion pour nous d’assister à notre premier festival de musique électro par -20 degrés à l’Igloofest et de planifier quelques petites escapades au Québec. En janvier au Domaine Saint-Bernard et en février à Québec où en plus de découvrir les festivités du Carnaval, nous avons pu contempler l’hôtel de glace de Valcartier et la Chute Montmorency gelée.

Québec

Au retour des beaux jours, on a utilisé nos week-ends prolongés pour aller se promener du côté du Parc National du Mont-Tremblant, des Cantons de l’Est et du Parc Oméga. Il vous suffit de cliquer sur les liens pour lire les articles relatifs à ces lieux.

Parc National du Mont-Tremblant

En été, la ville s’est parée d’un tout nouveau visage et on a profité de la frénésie qui régnait pour assister à de nombreux événements dont les Francos de Montréal, le festival des Murals, le Grand-Prix de Formule 1 du Canada, le sacre des bleus à la Coupe du Monde et les innombrables feux d’artifices tous plus exceptionnels les uns que les autres… En parallèle à tout cela, on a multiplié les promenades le long de la rue Sainte-Catherine et les barbecues au parc La Fontaine avec les copains. Il n’y a pas à dire l’été à Montréal c’est vraiment quelque chose de particulier.

Grand-Prix de Formule 1 du Canada

Au mois d’août, on a découvert pour l’un et redécouvert pour l’autre la Big Apple, New York City. Avec une vingtaine de kilomètres par jour au compteur, nous sommes revenus avec des souvenirs pleins la tête. Il n’y a pas à dire cette ville ne laisse vraiment personne indifférente. On vous promet des articles très, très rapidement, mais en attendant en voici un petit avant-goût en photos.

Manhattan New York

En septembre, on a profité des derniers soubresauts de l’été pour enfin aller découvrir le parc National de la Mauricie. Week-end quelque peu raté puisqu’il a plu deux jours sur trois. Nous avons quand même pu faire quelques randonnées et c’est notamment là-bas que l’on a pu s’initier au canoë tel de vrais Canadiens. Rien que pour cela, on en garde un merveilleux souvenir. Septembre marque aussi les dernières « animations » estivales à Montréal et on a pu aller découvrir l’exposition Jardins de Lumière au Jardin botanique.

En octobre, on en a pris plein les yeux au parc régional de la Forêt Ouareau avec les couleurs flamboyantes de l’automne.

parc Ouareau

En cette fin d’année, les premiers flocons ont fait leur apparition. On est clairement dans le mood métro, boulot, dodo donc on met un peu moins le nez dehors et le froid nous parait moins horrible. On a tout de même vécu une toute nouvelle expérience lors de mon anniversaire au cours duquel Sébastien m’a fait la surprise de m’amener aux bains nordiques du Spa La Source. On y a passé la journée à buller dans une eau à 38 degrés, alors qu’il devait faire -10 degrés dehors. Une merveilleuse façon de célébrer une 28e année.

Voilà pour l’ensemble de nos escapades de 2018. On espère en faire tout autant en 2019, voir un peu plus, car on souhaiterait énormément découvrir l’Ouest canadien. On a failli y aller cet été, mais une problématique de jours de congé aura eu raison de nous. Ce n’est que partie remise et on croise fort les doigts pour concrétiser cela l’année prochaine. On aimerait également profiter de la proximité géographique avec les États-Unis pour y planifier quelques expéditions, avant un probable retour en Europe qui ne nous a jamais autant fait de l’œil qu’aujourd’hui. On aurait d’ailleurs pu ajouter ce dernier point à notre paragraphe sur les différences, car malgré ce que l’on avait pu entendre, on trouve cela plus facile de voyager à bas coût en Europe qu’ici. Les compagnies low-cost rendent la plupart des capitales européennes très accessibles, ce qui est un peu moins évident au Québec (même pour une ville comme Toronto, les vols sont chers pour vous donner un exemple).

Montreal en Lumière

Quoi qu’il en soit, cela reste de l’ordre du détail. On espère que cet article vous a plu. Petit disclaimer par rapport à certains de nos propos : nous ne cherchons pas ici à dénigrer le Québec ou à affirmer que « c’est mieux en France », mais en ayant souvent entendu l’inverse sur certains points par le passé, on souhaite simplement démontrer que l’herbe n’est pas totalement plus verte là-bas et que chaque pays a ses avantages et ses inconvénients. Notre expérience n’en reste pas moins belle, elle nous aura fait grandir et nous aura apporté énormément de choses à un niveau individuel et sur notre couple. Je finirai en disant qu’à part nos familles et quelques amis (que nous n’avons pas vu depuis un an), on ne manque de rien ici et rien n’est insurmontable.

Comme d’habitude si vous avez des questions, souhaitez réagir à cet article ou nous partager votre expérience au Canada, l’espace commentaire est à vous.

On vous dit à bientôt pour de prochaines aventures.

Voyagement vôtre
Catégorie: Canada, Conseils, Expatriation
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tania
Invité

comment ça vs ne mangez pas encore à 17h lool
j avais entendu de ces différences
une belle expérience pr vs
je pense que les vacances me tueraient
avoir si peu de jrs déjà que je me plains avec ceux en france alors j ai peu de rtt
je m arrache les chevx sans arrêts dc 2 semaines de cp ou moins je n esupporterai pas lool et le froid m acheverai