Notre cityguide de 4 jours à Toronto

Hello les voyageurs,

Après le récit de nos aventures mexicaines, on reprend un peu de service par ici pour vous conter nos dernières escapades canadiennes. Comme le titre de cet article l’indique, Toronto fut l’une d’entre elles et nous avons profité du week-end prolongé de la fête des Patriotes (ou fête de la Reine) pour aller explorer la plus grande ville du pays.

Ce n’était pas une première fois pour ma part puisque j’avais déjà visité Toronto il y a 9 ans et celle-ci était d’ailleurs loin de m’avoir laissé un souvenir impérissable. Peut-être avais-je eu des attentes trop élevées à l’époque, mais toujours est-il que j’avais eu beaucoup de mal à y retrouver le côté dynamique et bouillonnant de New York, à laquelle on la compare souvent. La preuve que les choses évoluent avec le temps ou bien que la ville revêt comme Montréal un tout autre visage avec les beaux jours ; mais j’ai cette fois été totalement séduite par Toronto, que j’ai eu le plaisir de redécouvrir sous un jour nouveau. D’ailleurs, elle aura réussi le pari fou d’être un coup de cœur pour chacun de nous, ce qui n’était pas non plus gagné avec Sébastien qui n’est pas très fan des très grandes métropoles.

Toronto en pratique.

Comment se rendre à Toronto ?

Si comme nous, vous partez depuis Montréal, les moyens de transport sont nombreux pour relier les deux villes et vous constaterez qu’il n’y a que l’embarras du choix. Nous avons pour notre part opté pour la location d’une voiture chez Avis, comme à chaque fois depuis que nous sommes ici. La durée du trajet est d’environ 6 h, ce qui n’est pas négligeable, même si l’on doit bien reconnaître que celui-ci fait après tout partie intégrante du voyage. Si vous n’avez pas envie de conduire aussi longtemps, plusieurs options de transports en commun s’offrent à vous : la compagnie de train VIA Rail ou les compagnies de bus Greyhound ou Megabus proposent cet itinéraire. Nous aurions probablement choisi l’une de ces options si nous avions un peu plus anticipé ce voyage. Il est également possible de trouver plusieurs liaisons entre Montréal et Toronto sur le site de covoiturage Amigo Express. Et si vraiment vous êtes très pressés, la solution de l’avion est toujours envisageable même si dorénavant, on préfère de notre côté éviter de l’utiliser pour ce type de trajet. Si vous venez de France par contre, vous ne pourrez évidemment pas faire autrement. Plusieurs compagnies offrent des vols directs à des prix plutôt corrects depuis divers aéroports français.

Où dormir à Toronto ?

Si vous cherchez un logement à Toronto vous vous apercevrez vite que la ville est chère, voir même très chère si vous voulez quelque chose de central. Personnellement, nous avons utilisé notre programme de fidélité Hotels.com pour pouvoir séjourner à l’hôtel Courtyard by Marriott situé dans le Downtown de la ville. Ses chambres spacieuses, sa position idéale à deux pas de Yonge-Dundas Square ainsi que la présence non négligeable d’un parking avaient tout par nous convaincre. Sauf que la prochaine fois, nous apprendrons à lire les petites lignes, puisque ce dernier n’était pas du tout gratuit et contribuait considérablement à l’augmentation de la note de l’hôtel. Personne n’est à blâmer dans cette histoire, à part nous, mais si c’était à refaire nous nous orienterons probablement vers un Airbnb, dont les tarifs sont tout de même un petit peu moins élevés.

Toronto

Que faire à Toronto ?

Au cours de ce séjour à Toronto, nous n’avions pas trop envie d’effectuer les visites incontournables de la ville telles que les musées ou la CN Tower, mais plutôt de consacrer notre énergie à la découverte de ses divers quartiers. Ces derniers très différents les uns des autres lui confèrent effectivement une dimension cosmopolite que nous avions hâte de découvrir.

Jour 1 : route vers Toronto et visite des falaises de Scarborough.

La première journée de ce week-end prolongé à Toronto n’est pas des plus palpitantes, car nous l’avons essentiellement consacré aux 540 km qui séparent Montréal de Toronto. Nous avons tout de même fait sur la route une petite halte aux falaises de Scarborough que nous avions repéré sur Internet. Situées à l’est de Toronto, elles offrent un joli panorama sur le lac Ontario et semblent être le lieu idéal pour s’éloigner du tumulte de la ville. On en reste tout de même un peu déçus, car le point de vue que nous avions repéré a maintenant l’air fermé au public. Passé cette petite frustration, nous nous sommes mis en route du Downtown, où nous avons profité de la soirée sur Yonge-Dundas Square, le centre névralgique de Toronto, aussi connu comme le « Petit Times Square ».

Falaise de Scarborough

Jour 2 : visite des principaux quartiers de Toronto.

9 h du matin. Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes sur le pied de guerre pour aller arpenter les différents quartiers de la ville. Nos premières pérégrinations nous mènent à Queen’s Park, un parc historique qui abrite le bâtiment où siège l’Assemblée législative et le gouvernement de l’Ontario. Nous ne nous sommes pas trop attardés, car nous étions trop impatients de découvrir les autres facettes de la ville, mais sachez qu’il existe des visites gratuites du bâtiment. Comptez environ une trentaine de minutes pour cela.

Nous poursuivons ensuite notre route vers Kensigton Market, le quartier bohème de Toronto, où se côtoient des magasins indépendants, des boutiques vintages et des galeries artistiques. Avec ses façades colorées et atypiques, celui-ci m’a beaucoup rappelé celui de Camden Town à Londres. En continuant de descendre vers le sud de la ville, nous sommes ensuite tombés sur le quartier de Chinatown et la célèbre rue de Graffiti Alley, une galerie d’art à ciel ouvert. Comme à Montréal, des graffeurs du monde entier ont l’air de se succéder pour embellir les murs de la ville.

Totalement séduits par nos précédentes découvertes, nous poursuivons notre route vers St Lawrence Market, qui promet d’être tout aussi divertissant. Sur le chemin, on croise le Gooderham Building, le fameux Flatiron de Toronto qui date de 1892. On ne vous cache pas qu’on le trouve moins emblématique que celui de New York. Mais son architecture atypique en brique rouge lui confère un certain charme et l’on a du mal à repartir sans une petite photo. Le marché St Lawrence Market ne nous laisse par la suite pas un souvenir impérissable. Ses stands de nourriture des quatre coins du monde sont nombreux, mais on a déjà vu mieux au cours de précédents voyages.

Après une pause déjeuner bien méritée, on prend la direction de Distillery District, l’un des quartiers que nous sommes le plus impatients de découvrir. Cette ancienne distillerie Gooderham et Worts, datant de 1832, accueille aujourd’hui plusieurs galeries, ateliers d’artistes, boutiques de créateurs, cafés et restaurants. C’est un endroit très « branché », qui nous rappelle un peu celui de DUMBO à New York, notamment avec son architecture composée d’anciens bâtiments industriels. Si vous aimez les vieux édifices en briques rouges autant que nous, on vous recommande vivement de le visiter pour vous imprégner de son ambiance atypique.

Suite à cette belle découverte, on s’éloigne encore un peu du centre-ville pour rejoindre un spot photo que Sébastien avait repéré sur Internet. Pour ceux que cela intéresserait, il s’agit du Polson Pier Skyline View. Celui-ci semble essentiellement connu des locaux (puisqu’il n’y avait quasi personne lors de notre venue) et offre un magnifique point de vue sur la skyline de Toronto. Nous n’avons pas été très vernis ce jour-là et avons attendu en vain un coucher de soleil, mais si vous êtes plus chanceux que nous, le lieu semble tout indiqué pour un beau sunset.

Jour 3 : exploration de High Park et des chutes du Niagara.

Pour cette troisième journée à Toronto, on décide de se mettre un peu au vert et d’aller explorer le parc de High Park, situé à l’ouest de la ville. D’une superficie de 161 hectares, High Park est, comme Central Park est à New York, le poumon de la ville de Toronto. D’ailleurs comme son alter ego new-yorkais, le parc est extrêmement bien entretenu et ses jardins sont sublimes. Et si comme nous, vous vous y rendez au mois de mai, vous aurez la chance de découvrir ses célèbres « Cherry Blossoms », des cerisiers japonais Sakura qui fleurissent au printemps. Rien que pour ce dernier point, on ne peut que vous conseiller cette visite, surtout que le parc est gratuit. Attention, allez-y tôt cependant, car vous ne serez pas les seuls à avoir cette idée.

Après High Park, nous avions pour projet d’aller voir les îles de Toronto accessibles depuis Harbourfront Centre, mais la météo se faisait de plus en plus menaçante. Bonne ou mauvaise idée, on décide sur un coup de speed de partir visiter les chutes du Niagara, situées à environ 130 km de la ville.

Deux heures et un arrêt à Whole Foods plus tard, on pénètre donc dans la municipalité de Niagara Falls, qui abrite les Chutes du même nom. Localisées à la frontière avec les USA, celles-ci ne sont pas les plus hautes et impressionnantes qui soient, mais ont le mérite d’être très puissantes puisqu’entre 2 800 m3/s et 5 720 m3/s litres d’eau s’y déversent. Ce spectacle majestueux attire des centaines de milliers de touristes et les classent parmi les chutes les plus connues à travers le monde.

Si vous décidez de les visiter également, sachez qu’il existe trois points de vue à proprement parler : Horseshoe Falls (le « Fer à cheval ») que l’on appelle aussi les chutes canadiennes, American Falls qui comme leur nom l’indique se réfèrent aux « chutes américaines » et Bridal Veil Falls (le « voile de la mariée »), une cascade beaucoup moins imposante que les deux autres et située juste à côté des chutes américaines. Les trois se contemplent très bien gratuitement depuis le parc de la Reine Victoria sur le versant canadien, mais il est également possible de faire des excursions en bateaux ou en hélicoptères si vous souhaitez les voir de plus près. Nous nous sommes contentés de les regarder depuis le bord pour notre part, avant de brièvement traverser le parc d’attractions qui jouxte les chutes pour regagner notre véhicule. On passe rapidement sur ce dernier, car on doit bien avouer que soit l’on aime, soit l’on déteste celui-ci et nous faisons clairement partie de cette deuxième catégorie. Comme beaucoup, on trouve qu’il dénature totalement le lieu et nuit un peu à sa réputation, même si l’on conçoit qu’il en faut pour tous les goûts.

Chute du Niagara

Jour 4 : découverte des îles de Toronto et retour vers Montréal.

Pour cette quatrième et dernière journée à Toronto, nous nous orientons donc vers les Toronto Islands, que nous n’avons pas eu l’opportunité de voir la veille. Direction Harbourfront Centre pour embarquer sur le ferry (7,50 $ A/R) qui doit nous conduire jusqu’à Ward’s Island, la « moins » touristique des trois îles. Nous avons atteint notre but en une quinzaine de minutes et l’on constate rapidement que l’on est effectivement bien loin du tumulte de la ville. Véritable havre de paix, les Toronto Islands offrent comme High Park, un magnifique écrin de verdure à quelques minutes des buildings seulement et cerise sur le gâteau : une vue à couper le souffle sur la skyline de Toronto. Nous avons ensuite rejoint à pied l’île du Centre, qui est effectivement un peu plus touristique et abrite entre autres un parc d’attractions, des jardins et des restaurants. Après cela, nous avons repris le ferry dans l’autre sens, car il était déjà temps pour nous de repartir à Montréal.

C’est sur ces derniers mots que nous allons clôturer cet article. Vous l’aurez probablement compris à la lecture de ces lignes, nous avons énormément apprécié notre week-end à Toronto. La ville était beaucoup plus vivante et attrayante que dans mon souvenir et nous avons adoré chacune de ces facettes. Comme d’habitude, si vous avez des questions ou souhaitez réagir à cet article, laissez-nous un petit commentaire auquel on se fera un plaisir de répondre. Et vous, avez-vous déjà visité Toronto ? Quels ont été vos coups de cœur ?

On vous retrouve très vite pour de nouvelles aventures.

Voyagement Vôtre

2019-08-01T17:30:50+01:00 21 juillet 2019|Amérique, Canada, CityTrip, Expatriation, Récit|0 commentaire

Laisser un commentaire