Mexique : Izamal et la 7e merveille du monde Chichén Itzá

Hello les voyageurs,

Après la découverte de Mérida et de ses environs, nous poursuivons notre exploration du Yucatán avec la douce ville d’Izamal et le site maya le plus connu de la péninsule Chichén Itzá. Deux gros incontournables que nous devions vous présenter ici.

Izamal, la charmante ville jaune.

On quitte Mérida en milieu de matinée en direction d’Izamal, la célèbre ville jaune située à approximativement 1 h de route. À l’instar de Campeche, on est immédiatement séduit par les attraits de cette dernière lorsque l’on pénètre dans son enceinte. La couleur ocre qui recouvre ses murs, lui donne un charme incommensurable et saura ravir tous les amateurs de photographie.

On dépose notre voiture non loin de la Place de la Constitution et l’on entame notre exploration par le fameux couvent franciscain de San Antonio de Padua (Saint-Antoine de Padoue en français). Celui-ci se dresse avec prestance face à l’esplanade avec ses longs murs jaunes et ses ornements blancs. Au moment de son achèvement, son parvis était le second plus grand au monde après celui de la Basilique Saint-Pierre de Rome et l’on comprend donc aisément qu’il fasse la fierté des habitants du coin.

On continue cette agréable promenade au cœur d’Izamal en empruntant la Ruta de Zamná afin de découvrir les différentes pyramides, qui se cachent au cœur de celle-ci. La route nous mène assez rapidement à Kinch Kak-Mo, la plus haute pyramide de la ville, qui offre une vue à 360 degrés sur cette dernière.

La faim se fait sentir en redescendant et l’on tombe par hasard sur le restaurant, Kinich El Sabor qui, on l’apprendra plus tard, est référencé comme le meilleur de la municipalité. La terrasse située dans la cour intérieure de l’établissement est magnifique et la nourriture vraiment exquise et typiquement yucatèque. Les prix sont sensiblement plus élevés que ceux pratiqués dans la région, mais l’on vous conseille d’y aller pour profiter du cadre et de la qualité de la cuisine.

Cela sonne peut-être comme une évidence, mais Izamal a vraiment été pour nous deux un coup de cœur, à l’instar de Campeche et Bacalar avant elle. La ville d’Izamal fait d’ailleurs partie comme Bacalar des « Pueblos Magicos » (villages magiques), ces communautés, qui ont su garder leur authenticité, leur culture, leurs symboles, et leur architecture face à la modernité. On vous conseille donc vivement de l’explorer, ne serait-ce que pour vous imprégner de sa douceur de vivre.

Visite de la 7e merveille du monde Chichén Itzá.

Après Izamal, nous avons mis le cap sur le site maya le plus célèbre de la péninsule et peut-être même du Mexique : Chichén Itzá. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et considéré comme l’une des sept merveilles du monde moderne, Chichén Itzá attire de nombreux visiteurs et nous préférons dans ce cas le découvrir tôt le lendemain matin pour éviter les foules. Nous nous orientons de ce fait vers le cénote Ik Kil, situé juste à côté et réputé pour être l’un des plus beaux de la région. Mauvaise idée, car il est lui aussi victime de son succès. Nous avons du mal à évaluer l’abondance de véhicules sur le parking et de gens qui se pressent à l’entrée, mais nous avions clairement plus l’impression d’être à Disneyland que dans un lieu « naturel ». Déçus, on préfère donc rebrousser chemin en se disant que l’on reviendra à un autre moment.  

Nous prenons la direction de l’hôtel Okaan, situé juste à côté du site de Chichén Itzá, où nous avions réservé une suite pour les deux nuits à venir. Si vous cherchez un endroit où dormir proche de la zone touristique, nous vous recommandons vivement ce magnifique établissement perdu au milieu de la jungle. Les chambres sont très belles, spacieuses, et le personnel au petit soin, pour un prix tout à fait correct étant donné sa position géographique. N’ayant plus de visites de prévues, nous avons passé le restant de l’après-midi à nous relaxer et à barboter dans sa piscine. Un doux moment de calme, qui n’est pas négligeable dans un tel road trip.

Vue de hotel Okaan

Après une bonne nuit de sommeil, on se lève donc aux aurores pour partir explorer l’incontournable site de Chichén Itzá. On arrive sur les coups de 8 h devant l’entrée de celui-ci et il y a déjà pas mal de monde qui se rue vers les portes. On s’acquitte des 259 pesos/personne de droits d’accès (environ 12 €) et l’on fonce directement vers El Castillo, la pyramide principale construite en l’honneur du dieu Kukulkán, pour en profiter sans personne l’espace de quelques instants. Si celle-ci n’est pas la plus impressionnante par la taille (comparée à celles de Calakmul et d’Uxmal par exemple), elle l’est de par sa conception et son architecture. On y découvre ici tous les savoir-faire de l’ancienne civilisation Itzá qui a réussi à élaborer un monument parfaitement symétrique, symbolisant le calendrier maya et usant de l’alignement avec le soleil. Ainsi deux fois par an, aux équinoxes (20 mars et 23 septembre), un jeu d’ombres donne l’impression qu’un serpent à plumes (représentation du dieu Kukulkán) descend sur terre en ondulant le long de la pyramide. On doit bien reconnaître que malgré le monde, El Castillo mérite le déplacement, tant il est splendide et extrêmement bien conservé.

On poursuit notre visite en parcourant les autres temples de la zone archéologique qui sont divisés en deux secteurs bien distincts. Au nord, on retrouve les divers édifices dédiés à Kukulkán (« Nouveau Chichén »), dont le Caracol (Observatoire), le Grand Terrain de jeu de balle, le Cénote sacré (qui était un lieu de sacrifice), l’Osario (Ossuaire), le Groupe des mille colonnes, le Temple des Guerriers et le Tzompantli.

Au sud, on découvre les édifices plus modestes du « Vieux Chichén », construits en style puuc dont la Casa Colorada, la Casa del Venado, l’Iglesia (l’Église) et le Quadrilatère des Nonnes. Au-delà de ces merveilles architecturales, c’est aussi là que l’on se heurte l’envers du décor de Chichén Itzá : des centaines de vendeurs à la sauvette, qui vous alpaguent continuellement pour vous présenter un de leurs bibelots. On a été extrêmement déçu par tout ça et l’on trouve que cela nuit énormément à l’appréciation du cadre.

En fin de compte, notre avis est plutôt mitigé sur Chichén Itzá. Autant nous avons aimé la beauté et la grandeur des lieux, autant nous avons détesté ses nombreux vendeurs et touristes. Son succès lui fait perdre beaucoup de charme, et ce malgré ses vestiges fascinants. On vous conseille tout de même d’y aller si vous vous trouvez dans la région, au moins pour vous faire votre propre idée, car il serait dommage de ne pas visiter le site incontournable de la péninsule.

D’ailleurs pour le côté pratique, Chichén Itzá est ouvert tous les jours de 8 h à 17 h et le tarif d’entrée était donc de 259 pesos/personne en janvier 2019. Du mardi au dimanche, il y a un spectacle de sons et lumières d’une trentaine de minutes sur la pyramide : las noches de Kukulcán (les nuits de Kukulcán). Le tarif pour cela est de 510 pesos/personne (environ 23,50 €) et il est recommandé d’acheter ses tickets en ligne, car les places sont limitées.

Découverte des Cénotes Xkekén et Samulá près de Valladolid.

Après la visite de Chichén Itzá, on décide de retenter l’expérience à Ik Kil. Peine perdue, car celui-ci semble encore plus bondé que la veille. À contrecœur, on se résigne donc à faire l’impasse sur ce dernier, plutôt que d’en garder un mauvais souvenir.

On cherche ainsi un plan de repli en prenant la direction de Valladolid et l’on tombe sur les cénotes de Dzitnup : Xkekén et Samulá. On est un peu réticents en arrivant sur les lieux, car ceux-ci semblent également très aménagés, mais on se laisse tenter par la faible fréquentation à ce moment-là.  

Les deux cénotes, situés à quelques mètres l’un de l’autre, sont deux grottes souterraines, bercés par des puits de lumière. Ce ne sont clairement pas les plus beaux que l’on ait vus durant notre séjour, mais ils ont le mérite de nous offrir un nouvel aperçu de ces gouffres calcaires et de nous permettre de nous rafraîchir un peu. Nous avons tout de même un peu de chance pour le coup, car il semblerait que ces derniers soient également très prisés en temps normal, ce qui n’est pas le cas pour nous.

On fait une brève halte déjeuner par la suite à Valladolid, une petite ville aux rues pavées et façades colorées situées à une heure de Chichén Itzá. Contrairement à ce qu’on avait pu lire, celle-ci ne nous transcende pas plus que cela, peut-être parce que nous avions déjà vu Campeche et Izamal. On ne s’attarde donc pas plus et l’on prend la route de Rio Lagartos, dont on vous parlera prochainement.

Nous espérons que ce nouveau billet sur notre voyage au Mexique vous a plu et vous sera utile si vous prévoyez vous aussi un road trip dans cette belle région. Comme d’habitude, vous pouvez nous laisser un petit commentaire si vous avez des questions ou si vous souhaitez réagir à cet article.

On vous retrouve très vite pour la suite de nos aventures mexicaines.

Voyagement Vôtre

2019-07-08T22:56:29+01:00 16 juin 2019|Amérique, Mexique, Récit, Road trip|0 commentaire

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