Mexique : De Campeche à Uxmal par la route de Puuc

Hello les voyageurs,

Après Playa del Carmen, Tulum, Bacalar et Calakmul, nous avons pris la direction de Campeche, une ville coloniale fortifiée située au sud de la péninsule du Yucatán et d’Uxmal, l’un des sites archéologiques les plus renommés de la région. Ce sont donc deux gros coups de cœur que nous avons choisi de vous présenter dans ce billet.

Campeche, la ville aux mille couleurs.

C’est sur les coups de 9 h que nous décidons de quitter Escárcega pour rejoindre la cinquième étape de notre périple : la jolie ville de Campeche, dont le cœur historique est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Trois heures de route séparent ces deux points et l’on doit bien reconnaître que ce n’est pas la portion la plus intéressante de notre séjour, puisque l’on oscille entre travaux et barrages policiers tout le long du trajet.

Les paysages se diversifient en approchant de l’agglomération pour laisser place à une magnifique vue sur la côte et le golfe du Mexique. Vers midi, on pénètre enfin dans les rues de la ville et l’on tombe immédiatement sous le charme de ses bâtiments coloniaux et ses maisons colorées.

Le Malecón de Campeche

On dépose rapidement notre voiture à l’hôtel et l’on part arpenter ces dernières. On emprunte la Calle 59, qui est située juste à côté de notre pied à terre et qui est l’artère touristique principale de Campeche. En partie piétonne, elle abrite de nombreux restaurants et débouche sur la Plaza de la Independencia, le centre névralgique de Campeche. Celle-ci est bordée par de grands arbres et par l’impressionnante Cathédrale de Campeche qui se dresse à son extrémité nord / est. On reste quelques instants à regarder la vie locale s’activer et l’on s’imprègne de l’ambiance unique des lieux. Campeche nous dépeint clairement l’image que nous avions des villes Mexicaines : des villes colorées, joviales et effervescentes. On réalise que l’on est bien loin des zones très touristiques de la Riviera Maya et que c’est là le vrai Mexique qui se dévoile sous nos yeux.

Après cela, nous avons poursuivi notre route vers l’Ex-Templo de San José, une ancienne église reconvertie en marché de l’artisanat. Nous avons trouvé cela un peu surprenant au début, mais cela s’est révélé en fin de compte plutôt intéressant de découvrir les savoir-faire locaux de cette manière. De la Calle 8 à la Calle 65, on contemple de nouveau les ruelles aux couleurs pastel, qui font tout le charme de la ville.

Nous terminons notre journée par la visite des remparts de la cité, dont il est possible de dénicher plusieurs points d’entrée tout autour de celle-ci pour les parcourir. Nous avions choisi d’explorer ceux situés au-dessus du Musée d’architecture maya (40 pesos par personne), car on pensait qu’il offrirait un beau panorama sur la mer au coucher du soleil. Malheureusement pour nous ce ne fut pas le cas, puisqu’un centre commercial se dresse juste devant. Il semblerait que le Fort San Miguel placé un peu plus à l’extérieur du centre-ville réponde davantage à ses critères. La visite du Musée d’architecture maya reste cependant intéressante et permet d’en apprendre plus sur le fonctionnement des rituels et pyramides mayas.

Le soir venu, nous sommes allés dîner sur la Calle 59, avant d’assister à un petit spectacle de sons et lumières projeté sur le Palacio Centro Cultura juste à côté de la Plaza de la Independencia. On ne savait pas trop à quoi s’attendre au début, mais on a été agréablement surpris par celui-ci. Il nous a permis d’en apprendre plus sur l’histoire de Campeche (dont le nom complet est San Francisco de Campeche), à travers la construction de la ville par les Mayas, l’arrivée des Conquistadores et la conception des fortifications au 17e siècle pour protéger la cité des pirates. Il nous semble que ce spectacle n’a lieu que du vendredi au dimanche, mais on vous conseille d’y assister si vous en avez l’occasion. C’était en outre très sympathique de se retrouver une nouvelle fois au milieu de tous les locaux, qui étaient venus passer la soirée en famille ou entre amis.

Nous sommes allés nous coucher suite à cela, car une longue journée nous attendait encore le lendemain. Si vous cherchez un endroit où loger à Campeche, nous avions opté pour l’Hôtel Lopez Campeche situé sur la Calle 12, entre les Calles 61 et 63. Comme tous les établissements du coin, celui-ci commence à dater un peu, mais il dispose d’un emplacement idéal pour visiter le centre historique à pied. En outre, son rapport qualité-prix est excellent : les chambres sont confortables et très propres pour la modique somme de 36 € la nuit.

Vous l’aurez compris, nous avons eu un véritable coup de cœur pour cette ville fortifiée de bord de mer. Se promener dans ses ruelles colorées jonchées de vieilles voitures est un réel plaisir et nous aurions clairement pu y déambuler pendant plusieurs jours. Si nous étions restés plus longtemps, nous serions allés explorer le site archéologique de Edzná, qui a l’air de présenter des caractéristiques différentes de ceux que nous avons visités. Mais ce n’est que partie remise.

Découverte de la Route de Puuc et d’Uxmal.

Le lendemain matin, nous profitons encore un peu de notre temps à Campeche pour immortaliser celle-ci avec une lumière moins dure que celle de la veille. Nous faisons une halte sur le Malecón (le bord de mer en espagnol) pour voir les lettres colorées de la ville, où une petite photo s’impose elle aussi et retournons à notre voiture pour poursuivre nos pérégrinations.

Notre objectif du jour est effectivement la visite du site archéologique d’Uxmal (prononcé « Ouchmal »), l’un des plus impressionnants de la péninsule. Pour parvenir à ce dernier, on emprunte à un moment donné la fameuse « Ruta Pucc », une ancienne route qui relie entre autres les temples mayas de Kabah, Sayil, Xlapak, Labná et Uxmal. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de tous les découvrir, mais nous sommes persuadés que cette excursion doit être intéressante si vous disposez de plus de flexibilité que nous.

Uxmal

Arrivés à Uxmal sur les coups de midi, on est un peu apeurés par le nombre de voitures incalculables présentes sur le parking. Heureusement, les trois quarts des touristes devaient être en train de se restaurer à ce moment-là, car on a la chance de pouvoir profiter du site avec une dizaine d’autres personnes tout au plus.

Nous découvrons donc successivement les différents édifices à savoir : la Pyramide du Devin, le Quadrilatère des Nonnes, la Grande Pyramide, le Palais du Gouverneur et la maison des Tortues. Chacun d’entre eux est vraiment impressionnant et plutôt bien conservé. La cité daterait effectivement du 9e ou 10e siècle et aurait perduré pendant 150 ans. Les détails sur les bâtiments sont pourtant encore bien visibles et l’on est véritablement ébloui par les prouesses architecturales de la civilisation maya.

Avec le recul, nous sommes tous les deux unanimes sur le fait qu’Uxmal est définitivement notre temple préféré dans la péninsule. Ses vestiges sont vraiment étonnants et bien que touristique, le site n’est pas aussi dénaturé que celui de Chichén Itzá. De plus, il est toujours possible là-bas de monter sur certains monuments et l’on peut même sympathiser avec la faune locale, puisqu’une colonie d’iguanes y a élu domicile. Si vous souhaitez visiter Uxmal, celui-ci est ouvert tous les jours de 8 h à 17 h et le tarif d’entrée est de 239 pesos/personne (soit environ 11 €).

Un après-midi relaxant à l’Hacienda San Pedro Ochil.

Après la visite d’Uxmal, la faim se fait sentir. Nous reprenons donc notre route pour aller découvrir un autre des joyaux de la Ruta Pucc : l’Hacienda San Pedro Ochil. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une ancienne hacienda qui a été reconvertie en restaurant. Nous avons un peu hésité à nous y rendre au début, car nous avions lu que l’établissement était une usine à touristes, mais n’ayant pas beaucoup d’autres options dans le coin, nous nous sommes laissés tenter. Grand bien nous en a pris, puisque nous n’avons pas regretté une seule seconde. Le cadre est absolument magnifique, la nourriture excellente et malgré le monde, nous avons pu déjeuner très tranquillement. Les prix sont loin d’être excessifs et c’est donc l’occasion rêvée pour goûter des plats typiquement yucatèques comme le pollo ou la cochinita pibil entre autres. L’Hacienda San Pedro Ochil abrite en outre son propre cénote, qui faisait office de lieu de cérémonie le jour de notre visite. Autant vous dire que l’on a rarement vu un endroit aussi idyllique pour un mariage. 🙂

Pour conclure cet article, vous l’aurez deviné, nous avons adoré ces trois nouvelles étapes de notre séjour. L’ambiance nous a paru complètement différente de celle que nous avions découverte sur la Riviera Maya et nous sommes tombés totalement sous le charme de cette partie de la péninsule. Si vous prévoyez un tel voyage, nous vous conseillons vivement d’intégrer ces lieux à votre itinéraire pour entrevoir un tout autre visage du Mexique. C’est sur ces dernières paroles que nous allons clôturer ce billet, qui nous l‘espérons vous a plu. N’hésitez pas à nous laisser un commentaire si vous avez des questions ou si vous souhaitez nous partager votre expérience.

À très vite pour la suite de nos aventures mexicaines.

Voyagement Vôtre

2019-05-31T16:12:55+01:00 31 mai 2019|Amérique, Mexique, Récit, Road trip|0 commentaire

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