Mexique : Bacalar, la lagune aux 7 nuances de bleu

Hello les voyageurs,

On vous retrouve aujourd’hui pour un nouvel article sur notre périple au Mexique et pas n’importe lequel, puisque l’on va évoquer dans celui-ci notre petit paradis mexicain : Bacalar.

Si vous avez consulté notre précédent billet, nous vous laissions à la fin de celui-ci aux portes de la réserve de Sian Ka’an, qui nous avait particulièrement émerveillés. Trois heures de route plus tard, nous voici arrivés dans le village de Bacalar, où nous nous apprêtons à prendre de nouveau une claque visuelle.

On doit bien vous avouer que l’on ne savait pas trop à quoi s’attendre avant de rejoindre Bacalar : les photos que nous avions vues sur Internet étaient sublimes, mais nous avions tout de même peur d’être déçus face à cette « simple » lagune. Le premier contact avec cette dernière depuis le ponton de notre hôtel a instantanément dissipé tous nos doutes, tant nous sommes tombés en amour devant sa beauté.  

Que faire à Bacalar ?

La réserve naturelle de Bacalar.

Après le bel aperçu de la veille, on est tout excité à l’aube de cette nouvelle journée de découvrir le coin. On s’arrête faire une rapide halte à l’office du tourisme, où l’on nous conseille d’aller visiter en premier lieu la réserve naturelle de Bacalar. Celle-ci n’est pas très grande ni très prisée, mais elle nous offre notre premier spot baignade dans cette sublime lagune aux teintes de bleu et de vert. Il semblerait en revanche que ce soit un lieu très apprécié par de nombreuses espèces d’oiseaux telles que les pélicans et les cormorans, mais nous n’avons pas eu la chance d’en voir. Après avoir passé une bonne heure à lézarder, nous reprenons donc notre route pour explorer les autres merveilles des alentours.

La réserve naturelle de Bacalar

Partir en kayak à la découverte d’El Canal De Los Piratas.

Si vous prévoyez un arrêt à Bacalar, vous vous rendrez vite compte que la meilleure façon de visiter la lagune est par les « flots » et qu’il vous faudra trouver une embarcation. Plusieurs solutions s’offrent à vous : le voilier, le bateau à moteur ou le kayak. C’est cette dernière option que nous avons choisie, en pensant que nous serions plus libres de nos déplacements. On se met donc en route vers l’intriguant Canal des Pirates. Le trajet n’est pas triste, on a un peu de mal à se coordonner, mais on arrive tant bien que mal à bon port. Et là, nouvelle claque visuelle. Imaginez un peu : des bancs de sable blanc, une eau translucide et la chaleur des Caraïbes… Le rêve non ? Malgré le monde, on ne regrette pas du tout nos efforts : c’est le paradis. On reste un moment à barboter dans la mer et l’on reprend notre embarcation dans le sens inverse pour retourner vers la terre ferme. Si l’expérience vous tente également, il me semble que nous avions loué le kayak pour 300 pesos les deux heures.

El Canal De Los Piratas
El Canal De Los Piratas

Le Cenote de l’Anse de Cocalitos et le Cenote Azul.

Comme les autres villes de la péninsule, Bacalar abrite elle aussi des cénotes aux attraits particuliers. On pense tout particulièrement à celui de l’Anse de Cocalitos, où l’on a pu découvrir les stromatolites, des structures calcaires, qui se développent dans les milieux aquatiques peu profonds, marins ou d’eau douce continentale. Celles-ci grandissent de quelques millimètres chaque année et l’intérêt est donc d’en repérer une et de venir constater son évolution quelques années plus tard. Au-delà de ce phénomène géologique rare, le lieu est également très agréable et parfait pour se baigner et bronzer dans une mer turquoise. Pour y accéder, l’entrée est de 35 pesos par personne.

Nous n’avons pas eu le temps de visiter le cénote Azul, mais celui-ci ressemble beaucoup à un lac entouré de forêts. Il nous a paru de prime abord moins impressionnant que les autres de la région, même si son eau très sombre lui confère une aura particulière. Il semblerait d’ailleurs que ce soit encore une fois un lieu exceptionnel pour les amateurs de plongée.

Cenote de l’Anse de Cocalitos
Cenote de l’Anse de Cocalitos

Se laisser porter par Los Rápidos.

Nous n’avons malheureusement pas eu le temps non plus de faire cette activité ; à notre grand regret puisque celle-ci avait l’air de beaucoup ressembler à celle que nous avons vécu dans la réserve naturelle de Sian Ka’an. Los Rápidos est en effet une portion de la lagune où l’on trouve des rapides au courant modéré, dans lesquels il faut se laisser porter. La couleur de l’eau semble être irrésistible et l’animation plutôt ludique. On peut également y voir des stromatolites et de nombreuses espèces de poissons. Il est possible de rentrer dans ce cadre enchanteur par le restaurant Los Rápidos qui a aménagé les environs contre un prix d’entrée et, parait-il gratuitement un peu plus en amont de la zone de celui-ci.

S’imprégner de l’ambiance de son village.

Si l’on devait définir Bacalar en un mot ce serait assurément le « chill » qui nous viendrait à l’esprit. La ville est le parfait endroit pour se reposer et se ressourcer au bord de l’eau. On est ici bien loin du tourisme de masse de Playa del Carmen et de Cancún : les hôtels ne comptent que quelques chambres et sont tous construits afin de bien s’intégrer dans le paysage avec de petits pontons et paillotes donnant sur la lagune.

Il en est d’ailleurs de même avec les restaurants, qui redoublent d’originalité pour offrir des cadres toujours plus enchanteurs à leurs clients. Nous avons ainsi essayé deux établissements réputés pour cela. Le premier est La Playita, dont on a trouvé la terrasse vraiment cosy et la nourriture plutôt bonne. Le second est Los Aluxes, dont l’aménagement est vraiment joli pour y siroter des cocktails sur une balançoire avec les pieds dans l’eau, mais où on a été un peu moins convaincu par la cuisine.  

Pour les plus férus de culture, le village abrite également un fort, le Fort San Felipe, construit en 1727 afin de lutter contre les pirates dont les bateaux entraient par le fameux « Canal des Pirates ». Il est possible de visiter les remparts de celui-ci pour 60 pesos (environ 2.50 €).  

Un ponton de Bacalar
La balançoire de Los Aluxes

Où dormir à Bacalar ?

Nous avions réservé deux nuits dans l’hôtel Pancho Villas pour notre séjour à Bacalar. Celui-ci était situé sur la lagune et avait initialement tout pour nous plaire, bien que nous ayons été déçus. La chambre était conforme aux photos, mais elle sentait beaucoup le renfermé, ce qui n’était clairement pas agréable. Ajouter à cela que les prestations de celui-ci n’étaient pas à la hauteur de celles que nous avions eues jusqu’à présent dans des établissements pourtant moins chers et que notre hôte n’était pas de très bon conseil. Pour la faire simple, elle nous avait « vendu » un tour en voilier autour de la lagune, qui devait nous permettre d’en voir les principaux sites d’intérêts. Sauf que le bateau n’est jamais venu (à l’heure convenue et même plus tard), malgré le fait qu’elle ne cessait de nous répéter qu’il allait arriver. Finalement, elle nous a fait perdre pas mal de temps que l’on aurait pu consacrer à autre chose. De même, nous avions réservé cet hôtel afin d’avoir un accès au lagon pour y faire des photos de levers et couchers de soleil, qui sont, parait-il, exceptionnels, mais pour cela il aurait fallu qu’elle daigne se lever pour déverrouiller la porte. Certes, ce sont des petits accrocs, mais qui ont malgré tout nui à notre expérience et qui nous poussent à croire qu’il y a moyen de trouver beaucoup mieux ailleurs pour le même prix. On vous conseille tout de même vivement de privilégier les établissements sur la lagune, afin de ne pas avoir le sentiment de passer à côté de quelque chose.

fleurs mexique

Passé ce petit coin négatif, nous présumons que vous l’avez compris, Bacalar est clairement notre coup de cœur du voyage. Nous ne pensions pas être aussi impressionnés par un lagon d’eau douce, mais son camaïeu de bleu en fait vraiment un endroit exceptionnel. C’est d’ailleurs dans ces moments-là que l’on se dit que l’on aurait eu besoin d’un drone pour rendre pleinement justice à la beauté du lieu.

Finalement, beaucoup ne le font pas, mais l’on vous conseille vivement d’intégrer Bacalar à votre itinéraire si vous prévoyez un séjour dans la péninsule du Yucatán. L’ambiance de la ville y est agréable, les habitants sympathiques et le tourisme de masse n’a pas encore dénaturé le lieu. On vous recommande en outre d’y rester au moins 3 nuits pour en profiter complètement. Et vous, vous vous êtes déjà rendu à Bacalar ? Vous avez aimé autant que nous ou l’on vous a donné envie d’y aller ? Dites-le-nous dans les commentaires.

À très vite pour la suite de nos aventures mexicaines.

Voyagement Vôtre

2019-05-16T20:03:27+01:00 7 mai 2019|Amérique, Mexique, Récit, Road trip|2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Voir le monde avec nous 7 mai 2019 à 18 h 37 min - Répondre

    Oh la la ca donne beaucoup trop envie de partir pour le mexique….
    on a trop de pays a visiter cest fou 🙂

    • Lauralee 9 mai 2019 à 16 h 47 min - Répondre

      Comme je te comprends, ça me donne envie de repartir direct ! 🙂

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