Grand Canyon : merveille de la nature made in Arizona

Salut les voyageurs,

C’est un article un brin particulier que l’on vous livre aujourd’hui, car on y aborde le dernier des grands parcs exploré lors de notre séjour dans le Grand Ouest.
Si vous avez un peu suivi nos précédents billets, vous aurez deviné que l’on va parler du célèbre Grand Canyon. Vous savez, cette merveille de la nature classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO? Le parc le plus visité des États-Unis ? Non ? Ça ne vous dit rien?
Et bien si vous l’ignorez, le Grand Canyon c’est une faille de plus de 400km de long, pour plus d’un kilomètre de profondeur. C’est aussi de la roche à n’en plus pouvoir, une végétation verdoyante ainsi qu’une faune locale variée et facilement observable. Plutôt cool n’est-ce pas?
Merci qui ? Merci le fleuve Colorado, puisque c’est ce dernier qui le sillonne depuis pas moins de plusieurs millions d’années et qui de par ce fait, l’a lentement façonné.

Le Grand Canyon vu du ciel

Le parc, en raison de sa taille, peut se décomposer en plusieurs parties.

  • La rive ouest. Elle est gérée par les Hualapai et est essentiellement connue pour abriter le Skywalk.
  • La rive nord. Plus difficilement accessible que les autres, elle en reste d’autant plus sauvage.
  • La rive sud. Probablement la plus célèbre et la plus visitée de toutes. Ici, l’Homme a réussi à dompter la nature et à poser son empreinte. En plus des logements qui ont poussé çà et là au Grand Canyon Village, de nombreux sentiers et routes ont aussi vu le jour.

C’est cette dernière que nous avons visitée. Les rives nord et sud étant toutes deux gérées par le National Park Service, notre pass « America the beautiful » nous y donnait accès. Et n’ayant que deux petits jours sur place, nous n’avions le temps d’en faire qu’une seule. Nous avons donc opté pour celle sur notre route et la plus « facile », bien que plus touristique.

Que faire sur la South Rim du Grand Canyon ?

La Desert View Tower

Quand comme nous, vous arrivez de Monument Valley, c’est par l’AZ64 que vous entrez au Grand Canyon. Le premier point que vous rencontrez alors est la Desert View Tower, une tour d’observation qui domine la partie est du canyon.
Du fait de l’altitude, la météo dans le parc est très changeante. Si lors de notre départ de Monument Valley le temps n’était pas catastrophique, c’est dans un brouillard à couper au couteau que nous avons abordé la fameuse tour. Nous n’avons par conséquent pas pu en profiter, mais au vu des photos que l’on a pu regarder sur place, je pense que la vue vaut le détour. N’hésitez donc pas à vous y arrêter.

Le Grand Canyon Village

Comme à notre habitude, nous avons repris la route en direction du Visitor Center dans le but de récolter les informations importantes. Avec la météo du moment, on a préféré se renseigner plutôt deux fois qu’une afin de savoir comment organiser notre journée du lendemain. Par chance, il était annoncé un temps clément pour les jours à venir.
Au sein du village, il est aussi possible d’aller voir plusieurs points de vue : Le Yavapai point et le Mather point. Au vue des circonstances, nous les avons gardés pour plus tard.

Le lendemain, les dieux du voyage nous ont donc souri et c’est sous un grand soleil que nous nous sommes levés.
Au programme de la journée, un tronçon du South Kaibab Trail et un autre du Rim Trail.

Le South Kaibab Trail et son Ooh Aah Point

Le South Kaibab Trail est une randonnée assez difficile, car elle descend au fond du canyon jusqu’au Colorado et il n’y a aucun point d’eau sur la route. D’une longueur d’environ 10km, il faut bien compter une journée pour la faire aller-retour. C’est pourquoi beaucoup de gens prennent leur temps et campent en bas pour ne remonter que le lendemain via un autre chemin tout également moins abrupte : Le Bright Angel Trail. Si vous aimez la randonnée et que dormir dans un endroit insolite vous tente, FONCEZ !
Pour notre part, nous ne l’avons pas fait, car nous n’avions pas le temps pour, mais aujourd’hui on regrette un peu d’avoir raté ça.
Au départ du Yaki point, nous avons fait la première partie de la descente jusqu’au Ooh Aah Point. Comme son nom l’indique, lorsqu’on y arrive, on pousse un grand “Oouuuaahhh !”. Le panorama est superbe. À cet endroit, on est juste assez bas pour être dans le canyon, mais on le surplombe encore bien comme il faut.

Panorama depuis le Ooh Aah Point
Lolo sur le South Kaibab Trail
Le Ooh Aah Point

Le Rim Trail

La seconde étape de notre journée : le Rim Trail. À l’inverse de la précédente, c’est une randonnée très facile. Sans trop de dénivelées et ombragée, on y longe la rive sud sur un petit chemin aménagé. Le long de celui-ci, on croise plusieurs points notables comme le Trailview Overlook, d’où l’on peut apercevoir le Bright Angel Trail en contrebas. Mais aussi le Hopi Point ou encore The Abyss. Ce dernier est plutôt impressionnant, car on y a une vue plongeante sur les tréfonds du ravin.

Sébastien et Lauralee devant le Grand Canyon
Sébastien devant le Grand Canyon
Le sentier du Rim Trail
Le Grand Canyon
Le train du Grand Canyon

Nous avons terminé notre journée au Hopi point, qui selon les dires, serait un des meilleurs spots pour observer le coucher de soleil. Ce que nous ne voulions surtout pas manquer !
Et qui dit coucher de soleil, dit nuit tombante. Aucune inquiétude à avoir, le Rim Trail est parcouru par plusieurs navettes dans les deux sens qui s’arrêtent aux différents points d’intérêts. À la nuit tombée, vous pouvez ainsi vous épargner le retour à la frontale.
Pour les plus fainéants, vous aurez donc compris que vous pourrez aussi faire l’ensemble des endroits stratégiques sans marcher… L’intérêt du sentier est moindre dans ce cas, mais l’important c’est de se faire plaisir !

Coucher de soleil sur Hopi Point
Coucher de soleil sur Hopi Point

Survol du Grand Canyon en hélicoptère

C’est LE gros craquage de notre séjour (loin devant le Upper Antelope Canyon booké en last minute). On l’avait prévu avant de partir, mais sans le réserver pour autant, car comme dit plus haut, le climat est très changeant là-bas. Les informations récoltées au Visitor Center nous promettaient une belle météo, on a donc réservé à notre arrivé au Grand Canyon, un tour tôt le matin, pour le surlendemain.

Quand on a cherché sur internet, on a noté que plusieurs compagnies proposent des survols en hélicoptère, avion, etc. En particulier Maverick Helicopters ou Papillon. Au regard des divers avis, c’est vers cette dernière que l’on s’est dirigé.
Sur place, vous aurez le choix entre plusieurs circuits de durée différente : 30, 45 ou 50min.
Le tour de 45 minutes se fait en avion et les autres en hélicoptère. Encore une fois, au regard des avis précédemment récoltés, nous avons opté pour l’expérience en hélicoptère, réputée plus sensationnelle que celle en avion.
Une fois le format arrêté, vous pouvez choisir votre type d’engin. Chez Papillon, on vous propose deux modèles : Le standard 6 places ou l’EcoStar, leur appareil vedette. Inutile de préciser que ce dernier est plus onéreux.
Ensuite, vous devrez vous décider pour l’heure de votre vol. Ici, les avis divergent. Le matin, vous risquez d’avoir un canyon plus dégagé, mais en fin d’après-midi, les couleurs seront plus belles. Encore une fois, avec la météo locale, rien n’est jamais certain.

Nous concernant, on a opté pour le circuit North Canyon de 30min, avec l’hélicoptère de base, pour la somme de 189$ par personne.

Notre hélicoptère

Concrètement comment ça se passe ?

On nous demande d’arriver 30min en avance afin de pouvoir suivre une rapide formation sécurité. On se présente donc à l’accueil où l’on est immédiatement pesés. Si vous cherchez la balance, regardez à vos pieds. Vous êtes juste dessus! Rassurez-vous, ils ne font pas ça pour checker le nombre de kilos pris pendant vos vacances, mais pour répartir équitablement le poids dans les appareils. Oui, car on ne choisit pas son siège à bord, nous sommes placés. Dans les 6 places, il y a celle du copilote (la meilleure), et les autres à l’arrière (deux le long des fenêtres qui font dos au pilote, et trois en face de ces derniers). Nous avons eu de la chance, j’étais assis derrière sur un côté dans le sens de la marche et Lolo elle, était à la place du copilote.
Le moment du décollage arrivé, on s’envole pour la rive nord. Lorsque l’on quitte la forêt et qu’on débouche sur l’immense faille, c’est un spectacle à couper le souffle qui s’offre à nous. On en oublie de suite le prix, c’est un instant unique. Le pilote opère sa boucle au-dessus du canyon tout en nous donnant quelques informations sur la géologie des lieux puis c’est déjà le moment de rentrer.
Quand on a mis le pied à terre, on a regardé notre montre et qu’elle ne fut pas la surprise de voir qu’on avait passé exactement 30min en l’air. Une organisation bien huilée !

La forêt vue du ciel
Le Grand Canyon vu du ciel

Mon seul regret a posteriori, c’est de ne pas avoir trouvé un moyen plus écolo de faire le survol. En effet, quand on se pose, on peut observer le balai de tous les engins qui atterrissent et repartent sans cesse. On pense immédiatement à la pollution que ça génère sur l’environnement alentour.

La faune locale

Au sujet de la faune et de la flore, la visite du Grand Canyon est aussi l’occasion de pouvoir observer de (très) près de nombreux animaux sauvages. On parle souvent de rencontres avec des écureuils ou des oiseaux, mais les plus impressionnantes d’entre elles sont sans aucun doute celles avec les wapitis. À de multiples reprises, nous avons dû nous arrêter pour laisser traverser une famille de cervidés.
Mais la plus mémorable d’entre elles est à n’en pas douter celle qui a eu lieu lors de notre arrivée dans le parc. Comme je vous le disais plus haut, il y avait à ce moment, un épais brouillard sur le canyon. Nous roulions en direction du Visitor Center et avons aperçu du mouvement sur le bas-côté. De suite, je me suis arrêté, j’ai empoigné l’appareil photo et suis sorti. Ce qu’il m’a été donné d’observer par la suite reste un de mes plus beaux souvenirs de voyage. À la lisière du bois, émanant de nulle part, est apparu un magnifique wapiti mâle. L’espace d’un instant, le temps s’est arrêté et après une courte pause, il s’est enfoncé dans la brume et a disparu. Un moment magique, aussi intense qu’éphémère.

Un petit curieux
Wapiti dans la brume
Un wapiti
La faune du Grand Canyon

Où loger ?

Lors de la préparation de notre itinéraire, on a souvent vu que les gens choisissent de loger à Flagstaff pour leur visite du Grand Canyon. Je pense que la plupart d’entre eux prennent ce parti, car ils viennent de la Route 66 et que c’est sur leur itinéraire.

De notre côté, nous avons séjourné à Tusayan, le village avoisinant l’entrée du parc. Autant dire que l’on ne regrette pas notre choix. Nous étions au Red Feather Lodge (3.5/5 sur TripAdvisor) pour deux nuits, et n’avons pas grand-chose à redire concernant cet hôtel. Les prix sont probablement un peu plus chers dans cette ville, mais on économise tout de même plus d’une heure de trajet pour rejoindre le canyon.

Si vous trouvez ça encore trop loin (il ne faut quand même pas exagérer!), vous pouvez aussi dormir à l’intérieur du parc ! Il existe pas mal de lodges au sein du Grand Canyon Village. Ils sont probablement pris d’assaut assez rapidement et coûtent peut-être plus cher, mais ils ont le mérite d’être à l’intérieur.
Personnellement, vu la proximité de Tusayan, on vous conseille plutôt d’étudier ce choix.

Et voilà, c’en est terminé de nos aventures dans les grandes étendues sauvages américaines. C’est l’heure du retour. À nous la célèbre Route 66 qui nous emmène droit à Los Angeles pour l’ultime étape de voyage. Mais ça, ce sera dans notre article suivant. On vous donne donc rendez-vous très prochainement pour la suite de nos aventures.

Voyagement vôtre
Catégorie: Etats Unis, Récit, Road trip

Vos commentaires

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LadyMilonguera
Invité

Ces paysages sont juste fabuleux !

Stephanie
Invité

Il n’y a qu’un mot : majestueux !

Deux Évadés
Invité

C’est avec une grande déception que l’on nous a refusé le permis pour camper en bas du canyon, c’est une loterie et on n’a malheureusement pas eu la chance d’être tiré au sort … Donc n’ayez pas trop de regret si vous n’aviez rien prévu en amont, vous n’auriez pas pu car c’est 4 mois à l’avance qu’il faut faire une demande et avoir la chance derrière 🙂
On a raccourci d’un jour le Grand Canyon dans notre planning en conséquence ! On espère cependant que l’expérience sera bonne et à la hauteur du mythe 😉