Schneider Electrics Marathon de Paris 2017 : récit d’une aventure

Salut les voyageurs,

Aujourd’hui, on vous propose de nouveau un article un peu particulier. Celui-ci mettra le cap sur Paris à l’occasion du Schneider Electrics Marathon auquel j’ai participé pour la première fois cette année. On a tardé pour vous partager cet article, car on ne savait pas trop comment l’aborder. Il m’a en effet fallu le temps nécessaire pour tout d’abord digérer ce premier marathon qui fut un événement marquant pour moi, puis pour trouver les mots justes sur les émotions ressenties et vous les retranscrire ici.

Celui-ci ne traite donc pas vraiment de voyage à proprement parler, mais ce type de course est généralement le genre d’événement qui pousse à sortir un peu de chez soi et il saura peut-être convaincre les plus sportifs d’entre vous.

Arrivée et dernière formalités

Si l’épreuve a lieu le dimanche, c’est bien tout le long du week-end que l’événement occupe la ville. En effet, le jour précédent se déroule la Pitch Marathoons (une course pour les enfants), la Paris Breakfast Run et Porte de Versailles, le salon du running. C’est à ce dernier auquel nous nous sommes rendus le samedi.

Nous avons débarqué gare de Lyon vers 12h. Nos réservations de billets avaient été faites trois mois auparavant sur le site de la SNCF, à l’ouverture des tarifs pour bénéficier des meilleurs tarifs (environ une centaine d’euros pour deux). Pour preuve, mes parents qui n’ont pas réservé aussi tôt que nous ont payé le double… Pensez donc aux ouvertures quand vous voulez booker un billet de train, c’est souvent assez intéressant.

Suite à un parcours un peu houleux dans les transports en commun parisiens, nous avons enfin mis les pieds au salon avec comme objectif de récupérer mon dossard pour le lendemain. Pas question de trop traîner, il serait dommage de se fatiguer inutilement en piétinant comme on le fait souvent dans ce genre d’endroit.
L’organisation est parfaitement huilée. En 10 minutes, on avait récupéré le précieux sésame et le pack de course (plutôt maigre).

19 heures avant le départ
Le mur des 57 000 participants

Une fois le tout en poche, on se dirige vers le salon, car pour le quitter, il faut le traverser. À l’entrée, on passe devant le maillot de finisher et la médaille qui sont exposés, comme pour nous rappeler pourquoi on est là… En la contemplant, la pression monte d’un cran. Pas le droit d’échouer le lendemain, je dois impérativement rentrer avec ces deux-là ! Le salon en lui-même est intéressant pour tout amateur de running et surtout de shopping. Les stands sont nombreux et tous sont là pour vous faire débourser votre monnaie. Grosse mention pour Asics, sponsor officiel, qui met les petits plats dans les grands avec un stand impressionnant, placé en première ligne (ils savent y faire !).

Avant de quitter les lieux, on a quand même profité de la traditionnelle pasta party pour manger un morceau et faire le plein de glucide pour le lendemain. Ça ne décrochera pas une étoile au guide Michelin, mais ce n’est pas mauvais non plus. Et puis quitte a participer à un événement de cette envergure, autant prendre part à tout son folklore jusqu’au bout !

Une fois sortis, nous nous sommes rendus à notre hôtel, l’Astoria (4.5/5 sur TripAdvisor) situé dans le 8e arrondissement. Nous l’avions choisi, car celui-ci n’était pas trop loin du départ sur les Champs-Élysées. C’est un établissement 3*, nous nous attendions donc a passer une bonne nuit. Ce que l’on peut dire aujourd’hui c’est que ce fut le cas. Le check-in s’est fait rapidement, le buffet du petit déjeuner était bon, les chambres propres et bien équipées même si un peu petites (on est a Paris tout de même :p) et la literie confortable ! J’aurais surement passé une super nuit si je n’avais pas eu une course de programmée le lendemain.

Devanture de l’hôtel
La salle du petit déjeuner
Escaliers
La chambre

Jour J – Ici tout commence et tout fini

À l’aube, je me suis rendu dans la salle du petit déjeuner, où ce dernier était exceptionnellement servi à partir de 6h pour le marathon. Encore un bon point pour l’hôtel qui sait s’adapter aux événements de sa ville. Comme dit plus haut, celui-ci était assez varié et plutôt bon. Ce que je retiens surtout cela dit, c’est l’ambiance particulière d’avant course qui régnait dans la pièce. En effet, à cette heure-là, il y avait déjà beaucoup de monde au buffet et tous étaient d’avance concentrés et en tenue.

Une fois remonté dans la chambre, changé et le petit déjeuner de Lolo avalé, nous avons quitté l’hôtel en direction de l’avenue Foch où se trouvaient les consignes. Comme au salon du running la veille, tout était bien huilé et il ne m’a pas fallu plus de 5 minutes pour déposer mon sac. Le plus long fut d’y aller. Après ça, je me suis rendu dans mon SAS de départ. Sur le chemin j’ai pu voir sur un écran géant que la tête de course, partie un peu plus tôt, était déjà à plus de 20 kilomètres… C’est impressionnant et on réalise enfin qu’on sera nous-mêmes engagés sur la distance d’ici quelques dizaines de minutes.

Avant le départ
L'avenue des Champs-Élysées

Trouver l’entrée du SAS ne fut pas une mince affaire, beaucoup de monde se bousculait devant les entrées trop petites. Sans compter que les vigiles à l’entrée ne refoulaient pas les gens tentant de pénétrer dans un SAS qui n’était pas le leur. Pour un peu, on refermait la porte du mien juste devant moi et mon départ aurait été décalé.
Fort heureusement, après quelques bousculades, je me retrouve à l’intérieur, prêt à en découdre. À ce moment là les dernières appréhensions arrivent, le pipi de dernière minute, la douleur sous le pied qui surgit de nulle part… On s’avance tous en direction de la ligne de départ… Ça va partir…

C’est parti !

Nous voilà lancés pour un peu plus de 42 kilomètres
J’ai démarré ma montre, et je me fixe une cadence modérée pour m’assurer d’arriver au bout dans de bonnes conditions.
Il fait beau et chaud. La descente sur les pavés des Champs Élysées est superbe, il y a du monde partout et les douleurs s’envolent d’elles-mêmes comme par magie.
Assez vite, je passe la place de la Concorde, puis le musée du Louvre, etc. Les dix premiers kilomètres se font assez facilement et je me rends déjà compte que je ne suis pas le tracé optimal, car la distance parcourue indiquée par ma montre est en avance sur le kilométrage officiel… Ce n’est pas bien grave, car il y a une super ambiance et malgré la concentration, tout le monde semble content d’être là, courant dans la même direction, avec le but commun de venir à bout de l’épreuve.

Place de la Concorde

Le bois de Vincennes

À l’entrée de la partie suivante, j’ai la surprise de découvrir la création de mes “supporters” du jour. Ma famille avait pour l’occasion réalisé une grande banderole d’encouragement. Ça donne des forces pour la suite ! Merci Maman !!
Pas le temps de s’arrêter cependant, car si tout roule pour le moment, la température commence à monter et je sais que la suite sera de fait, bien plus difficile.
L’entrée dans le bois se fait sur un faux plat de quelques kilomètres et mon genou qui s’était fait oublier jusque là, commence à tirer un peu. Je croise les doigts pour que ce dernier ne me lâche pas avant la fin.

Premier semi-marathon officiel

À l’approche de la moitié du parcours, je me sens toujours bien malgré la chaleur qui devient assez pesante. Je suis enfin sortie du bois de Vincennes et je pense pouvoir tenir encore au moins une dizaine de kilomètres à cette allure.
En passant sous l’arche du semi, j’affiche un temps aux alentours de 2h15, soit en retard sur mon chrono cible. L’important étant de terminer, j’abandonne donc mon objectif de course en validant officiellement mon premier semi-marathon.

Les quais de Seine, dur dur…

La chaleur devient assommante et le passage le plus technique du parcours est devant moi. Le long des quais de Seine, un peu moins de dix kilomètres en plein soleil avec une succession de montées et de descentes… Probablement la portion qui m’a mis le plus à mal.
C’est au kilomètre 24 que les premiers vrais tiraillements se sont fait sentir. Ma cuisse devient douloureuse, mais heureusement le genou tient le coup.
Je tiens bon, mais je commence à marcher un peu dans les montées après le kilomètre 27. Ce qui me donne un peu de temps pour observer les premières ambulances … Avec cette chaleur, rien de surprenant.

Les quais de Seine

Le kilomètre 30

J’avais comme objectif de ne pas marcher jusqu’au trentième : Pari échoué.

Je passe néanmoins l’arche des trente kilomètres en courant, fier d’affronter le fameux mur. Je cherche ce dernier, m’attendant à le heurter d’un instant à l’autre, mais je ne le vois pas. Je pense que j’ai plutôt bien géré ma préparation alimentaire et mes ravitaillements. De fait, c’est plus une fatigue progressive qui s’installe et pas une hypoglycémie qui me tombe violemment dessus.
Quelques kilomètres plus loin, ça devient assez dur. Je commence à avoir du mal à allonger les foulées et j’ai les pieds en feu. Je pense que les blessures qui ont abrégé ma préparation font que je manque clairement de caisse aujourd’hui. J’alterne donc marche et course tant bien que mal histoire d’arriver au bout le plus vite possible. Heureusement pour moi, je n’ai pas de crampes, pourtant autour de moi, les premières victimes commencent à en souffrir.
J’en profite aussi pour utiliser mon joker “appel à un ami” pour me regonfler un peu.

Quelque part sur le parcours

Le bois de Boulogne

Dernière partie de la course, c’est très dur physiquement pour moi à ce moment-là, mais hors de question d’abandonner à moins de dix kilomètres de l’arrivée. C’est une succession de grandes lignes droites pavées, en pleine chaleur… De chaque côté, il y a de plus en plus de gens qui marchent, et aussi de plus en plus d’ambulances :s.
J’ai les cuisses raides, mais j’essaye d’accélérer quand même pour abréger mes souffrances ^^, car à ce moment, je commence à penser à l’arrivée qui s’approche indéniablement.

Sur les derniers kilomètres, ma montre m’annonce que j’ai terminé… De quoi bien vous mettre au fond du trou quand il vous reste en réalité 2km à parcourir :). Mais soit, c’est tout près, donc je cours jusqu’à la fin.

L’arrivée

Le passage de la place du Maréchal de Lattre de Tassigne, surement le meilleur moment de l’épreuve. La foule est massée et l’ambiance de folie. C’est à ce moment-là qu’on oublie toutes les douleurs de la course. C’est cet instant sacré qui n’appartient qu’à celui qui est parvenu jusque là.

J’attaque donc le tour de la place, je sors du virage final et elle est là ! L’arrivée de mon premier marathon ! Je l’avais souvent imaginé lors de mes entrainements et elle est enfin devant moi. C’est pour ça que je me suis préparé.
Les trois cents derniers mètres sont clairement les meilleurs, j’ai l’impression de voler sur la dernière ligne droite (même si la réalité est sûrement tout autre ^^).

Je passe la barrière de photographes, puis l’arche de fin et c’est fait ! Je suis finisher de mon premier marathon sur l’un des plus beaux tracés du monde. Là, la pression s’envole, un an de préparation qui s’achève, plus d’objectif, tout se relâche, des larmes de joies … Que du bonheur.

J’ai pu boiter un peu jusqu’à la remise des t-shirts où il n’y avait plus ma taille. C’est ce moment où la personne te dit “Il n’y en a plus” et où tu entends “Il fallait courir plus vite”… Heureusement, j’ai quand même eu ma médaille. La première, donc la plus belle !

Dernière ligne droite
Finisher
A l'arrivée

Et maintenant ?

Sur le coup, je ne voulais plus en entendre parler, mais maintenant, je réfléchis à en tenter un autre pour réaliser un vrai chrono. Je verrais si mon genou me l’autorise :).

Voilà, j’espère que ce récit de course vous aura plu. On m’avait demandé un article du genre. S’il ne fait pas vraiment voyager, on pense quand même aux voyageurs qui passent par ici. On vous donne donc comme prévu rendez-vous très bientôt, pour un nouveau post abordant les dix lieux que nous avons les plus aimés lors de nos différents séjours parisiens.

Voyagement vôtre
Catégorie: Divers, France, Récit

Vos commentaires

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CLERC Sylvie
Invité

Journée mémorable, en effet, en ce dimanche d’avril où nous sommes montés vers la capitale pour soutenir notre « champion ». Je profite de ce commentaire pour remercier nos hôtes parisiens qui nous ont servis de chauffeur, porte drapeau et GPS dans les métros successifs afin de supporter un maximum notre marathonien préféré. Encore BRAVO mon grand pour cette première performance, tes parents sont fiers de toi.

Voyagement vôtre
Voyagement vôtre

Merci ! La prochaine fois je tacherai de faire un vrai chrono… Et dans une autre ville comme ça vous ferez du tourisme ailleurs.

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