La route 66 : sur les traces de la Mother Road

Salut les voyageurs,

Sortez les blousons en cuir ! Aujourd’hui, on quitte les parcs nationaux et on vous emmène bourlinguer sur la route la plus mythique des États-Unis : la route 66 !

Mais avant de tourner la poignée d’accélérateur, petit point historique sur ce tracé légendaire ! La route 66 est la route la plus connue des États-Unis puisqu’elle fût la première à relier le pays d’est en ouest, de Chicago à Los Angeles plus précisément, en traversant pour cela pas moins de huit états (Illinois, Missouri, Kansas, Oklahoma, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie) et trois fuseaux horaires. Mais sa particularité réside surtout dans le fait qu’elle permet d’admirer de nombreux paysages emblématiques des États-Unis.

Pour notre part, vous vous en doutez, nous n’avions pas pour ambition de la traverser intégralement. On souhaitait simplement emprunter la portion partant de Flagstaff (non loin du Grand Canyon) pour rejoindre Los Angeles et ainsi découvrir le folklore si caractéristique de cette route.

Bearizona Wildlife Park : notre dernier contact avec la faune locale

Après avoir profité d’un dernier craquage au Grand Canyon, en survolant celui-ci en hélicoptère, nous sommes donc partis en direction de Flagstaff afin de rejoindre la fameuse route 66. Sur le chemin, nous avons croisé des panneaux publicitaires pour un parc nommé Bearizona Wildlife Park, situé non loin de Williams en Arizona. La promesse de ce dernier était de permettre aux visiteurs de voir évoluer des ours en liberté dans la Kaibab National Forest. N’ayant malheureusement pas observé d’ours durant notre séjour, on a décidé de faire une croix sur Flagstaff et de nous rendre directement à Williams pour aller voir à quoi cela pouvait bien ressembler.

Bearizona Wildlife Park se revendique donc comme un parc abritant des animaux nord-américains en liberté tels que des ours, des loups ou des bisons. Le concept étant de permettre aux visiteurs de se promener en voiture au milieu des différents habitats. Pour ceux qui connaissent, cela fonctionne un peu sur le même principe que le parc de Peaugres en France.

Je crois qu’au moment de rentrer dans le parc, on avait encore des étoiles plein les yeux en repensant à tous les animaux qu’on avait croisés dans les parcs nationaux américains. On s’est dit que les Américains portaient bien plus d’intérêt à la faune locale et l’on s’est donc laissé embarquer. Finalement, cela nous a effectivement permis de rencontrer des animaux que nous n’avions pas vus précédemment, mais on a quand même un peu amèrement constaté que les soi-disant « habitats naturels » se résumaient à des enclos et que ceux-ci étaient vraiment petits. Au final, on était plus proche d’une visite au zoo que de la découverte des animaux dans un habitat naturel.

Pour ceux que cela intéresserait cependant, je tiens tout de même à nuancer mon propos. L’expérience est loin d’être mauvaise. C’est juste qu’en règle générale, nous ne sommes pas du tout fans des parcs animaliers et l’on préfère 1000 fois observer les animaux dans leur habitat naturel. Loin de nous l’idée donc de faire la promotion de l’un d’entre eux. Cependant, si l’on se rend à Bearizona en connaissant son fonctionnement, je ne pense pas que l’on regrette son achat. D’ailleurs niveau prix, sachez que ce n’est pas donné, car l’entrée est fixée à 20 dollars par personne hors taxe.

Seligman : le berceau du renouveau de la Mother Road

Après notre stop à Bearizona, nous avons donc repris notre chemin en direction de Los Angeles. On a fait une brève halte à Williams, qui ne nous a pas transcendée et nous a surtout permis de « perdre » la route 66. Eh oui, vous avez bien lu. Notre GPS ne voulait plus rien entendre et s’obstinait à nous envoyer sur l’Interstate n° 40. Après quelques détours, on en est venu à la conclusion que l’I40 devait remplacer la portion existante de la route 66. On a donc décidé d’écouter notre GPS et de suivre cette dernière jusqu’à Seligman, qui est réputée pour être le berceau du renouveau de la Route 66.

On est arrivé à Seligman en début d’après-midi et la fin se faisant ressentir, nous avons décidé de nous poser en terrasse du Route 66 Roadrunner (4,5/5 sur Trip Advisor) pour déjeuner. Ce n’est certainement pas le meilleur restaurant qui soit, mais l’ambiance « biker » y est très sympa et Seb a pu subvenir à sa récente passion pour les chili dogs. Le contrat était donc bel et bien rempli.

Passé cela, on a décidé d’aller nous promener dans Seligman pour voir ce que la ville avait à offrir. Annoncé comme ça, on dirait que l’on parle d’une ville immense, alors qu’il ne s’agit que d’une seule rue longue de quelques mètres. La visite est donc plutôt rapide, mais idéale pour les photographes. On vous conseille avant tout d’aller faire un tour à l’Historic Seligman Sundries (4,5/5 sur Trip Advisor), une vieille bâtisse totalement rétro abritant une boutique de souvenirs de la route 66 et au Delgadillos Snow Cap (4,5/5 sur Trip Advisor), un restaurant à la décoration hippie et regroupant une grosse concentration de voitures vintage ayant des yeux comme les personnages du film Cars. La ville de Radiator Springs du dessin animé serait d’ailleurs légèrement inspirée de Seligman.

Au final, le point négatif de Seligman est qu’elle soit trop touristique. Vous vous apercevrez effectivement vite que vous n’êtes pas les seuls à visiter la ville et qu’il faut compter avec les nombreux cars de touristes, qui doivent faire leur unique étape sur la route 66 dans cette ville.

Mais bien qu’elle soit très prisée, on vous confirme quand même avec le recul que s’il y a bien une ville à ne pas manquer sur la « Mother Road », c’est bien celle-ci. Seligman semble figée dans le temps : elle est hyper bien conservée et a gardé un vrai côté authentique. À ne pas rater donc.

Kingman: the heart of historic route 66

Après cet arrêt enthousiasmant, nous avons donc poursuivi notre route vers Kingman, qui s’annonce toute aussi prometteuse que la charmante ville de Seligman.

En fin de compte, la ville est beaucoup plus grande et on l’a trouvée bien moins rétro et atypique que sa prédécesseure. Mais, elle a au moins le mérite d’abriter un musée sur la mythique route 66 et une ancienne locomotive, en référence au passé ferroviaire de la région.

Si vous souhaitez toutefois vous imprégner de l’ambiance « road 66 » de la ville, on vous recommande de faire une halte dans le diner « Mr D’Z » (4/5 sur Trip Advisor). Carreaux blancs et noirs, banquettes roses et photos d’Elvis : tous les éléments sont réunis pour passer un bon moment comme dans les films US. Les milkshakes et banana split y sont à tomber, on met juste un petit bémol sur le service qui est vraiment déplorable pour le coup.

Après cet arrêt gustatif, nous avons repris notre route, mais cette fois sur l’I40. On avait pu voir au préalable que la portion entre Kingman et Barstow n’était pas la plus intéressante et étant donné qu’il commençait à se faire un peu tard, on avait peur de se faire refouler au check-in de notre hôtel.

Barstow : dernier stop avant LA

Notre dernière étape avant Los Angeles aura donc été Barstow. Ce n’est clairement pas la ville la plus attractive de la route 66 et elle doit seulement être considérée comme une ville-dortoir. On y a d’ailleurs passé une nuit à l’hôtel Super 8 (4/5 sur Trip Advisor), dans le but d’économiser quelques dollars et l’expérience fut désastreuse. On ne s’attardera pas là-dessus, mais on ne vous recommande vraiment pas cet établissement.

En ce qui concerne Barstow, on a trouvé cette ville un peu insipide et désertique. Elle a le mérite d’abriter un musée sur la route 66 « Mother Road Museum » (que nous n’avons pas fait) et le village fantôme de Calico (que nous n’avons pas visité non plus) se situe tout prêt. Mais rien de plus, alors qu’on serait en droit d’en attendre davantage d’une ville de cette taille. En fin de compte, son seul attrait, ce sont ses outlets. Et encore, vous vous rendrez vite compte que même ceux-ci sont désertés et donc sans réel intérêt si vous êtes déjà passés par ceux de Las Vegas par exemple.

C’est sur ces mots que nous allons clôturer cet article. N’hésitez pas à nous partager vos expériences sur la route 66 en commentaires. On serait curieux de lire vos aventures. En outre, on vous donne rendez-vous prochainement pour découvrir nos derniers jours de périple sur le sol américain à Los Angeles.

Voyagement vôtre
Catégorie: Etats Unis, Récit, Road trip

Vos commentaires

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Florence
Invité

J’y étais !
Quels souvenirs 🙂 Je me rappelle être passée par ce semi-faux village de la route 66! Très jolies photos

Sébastien
Voyagement vôtre

Merci beaucoup 🙂 C’est vrai que ça donne un peu l’impression d’être un « faux-village ».

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